Samedi 28 novembre 2009


L'histoire :
Fraîchement diplômé en droit de l’université de Yale, Kyle McAvoy est destiné à un grand avenir. Ce beau et brillant fils d’avocat cache pourtant un sombre secret qui, s’il venait à être exposé au grand jour, pourrait ruiner non seulement sa future carrière mais aussi sa vie.
Lorsque des hommes lui font savoir qu’ils sont en possession d’une vidéo l’impliquant dans un viol collectif commis cinq ans plus tôt après une soirée étudiante arrosée, Kyle n’a pas d’autre choix que de céder à leur chantage... Leurs conditions sont simples : il doit accepter le poste de ses rêves chez Scully & Pershing, le plus grand cabinet d’avocats du monde.
Installé à New York, sa vie professionnelle ressemble alors à celle de tous les autres collaborateurs de la firme, à une exception près : il ne travaille pas pour ses clients, mais contre eux. Contraint de divulguer des informations confidentielles sur une affaire impliquant deux sociétés d’aéronautique militaire, Kyle se retrouve devant un cruel dilemme : trahir ses employeurs et son honneur, ou racheter ses fautes en passant un accord avec FBI, aux dépens de sa vie…

Mes impressions de lecture:
Au départ emprunté pour mon mari j'ai lu ce roman pour "pas gâcher"...
J'ai surtout gâché mon temps!
C'est un Grisham, avec du suspens, des tonnes d'avocats... mais pas de fin! Aussi incroyable que ça puisse paraître il n'y a pas de fin! Autant pour de la littérature, la porte ouverte, c'est pas mal à la fin, autant pour un roman de ce genre, c'est d'un nul fini.
En plus comme il restait une bonne dizaine de pages dans ma main gauche, quand j'ai tourbé la dernière page je pensais vraiment trouver un dernier chapitre. J'étais à mille lieues de penser que c'était fini.
A ne pas acheter, sous peine de gaspillage d'argent, à ne pas lire sous peine de gaspillage de temps.

Par touteseule - Publié dans : Thriller et policier - Communauté : Le salon de lecture
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Mercredi 25 novembre 2009


L'histoire (quatrième de couverture):
A 10 ans, Lucas se ridiculise sur scène pour le spectacle de Noël et décide de renoncer au théâtre! En pleine nuit, il surprend alors un mystérieux visiteur : Jolek. Le Conteur de lune est venu lui présenter histoires merveilleuses pour le réconforter. L'inconstance d'un farfadet, la persévérance d'une Conteuse ou le courage d'une sirène surprennent Lucas... Mais parviendront-ils à lui redonner du courage?

L'avis de Maman :
J'ai eu beaucoup de mal à trouver quelque chose à dire sur ce roman. En allant sur le blog de Yv, j'ai finalement compris pourquoi (merci Yv ;).
L'histoire est bien menée, le principe des 3 histoires dans l'histoire, donne un rythme, est très divertissant et l'ensemble se lit vraiment très bien.
J'ai particulièrement aimé l'histoire de la sirène, un peu moins convenue que la précédente.
Mais...
Il manque quelque chose. Une impression de creux. Alors que creux ça ne l'est pas du tout. Ce qui m'a dérangée c'est que tout est dit. Absolument tout. Aucune place à l'interprétation. Les histoires ont pour but d'expliquer quelque chose à Lucas, de lui donner une petite leçon de vie et j'aurais aimé que l'explication soit moins explicite.
Grimm n'a pas fourni une notice explicative avec Blanche-neige et si je n'avais pas lu Bruno Bettelheim je n'aurais jamais su pourquoi j'aimais tant le relire. ESt-ce que ça aurait été si grave? Mon fils, tout petit, aimait qu'on lui raconte "les trois frères" en boucle. On ne lui a jamais expliqué le sens de ce conte et pourtant il devait bien le comprendre dans un coin de sa tête pour l'aimer autant.

Laisser le lecteur interpréter lui-même l'histoire c'est laisser le choix d'interpréter... ou pas. Les enfants ne le feront certainement pas de façon explicite mais tout ça ira se nicher au fond de leur cerveau et ils seront faire le lien tout seuL. Et s'ils ne le font pas? Ce n'est pas bien grave : ils auront eu le plaisir de lire trois histoires issues du merveilleux.

Je ne suis pas du tout d'accord avec toi.

Clémentine vient de lire ce que j'ai écrit par-dessus mon épaule.

Moi, je l'ai bien aimé ce livre (il est vrai qu'elle l'a lu en entier dès sa réception. Elle n'a que 9 ans mais a dévoré les 7 tomes de Harry Potter en un mois, et une fois finis n'a rien eu de mieux à faire que de les relire). Les histoires étaient intéressantes et c'était bien qu'il y en ait plusieurs.
- Elles étaient un peu plan-plan ces histoires où tout finit par s'arranger à la fin.
- Parce que tu trouves que l'histoire de la sirène finit bien?
- ...
- J'aimerais bien qu'un conteur de lune vienne dans ma chambre et puis même peut-être devenir conteur de lune et j'ai aimé qu'il raconte des histoires de farfadets, de lutins, de fées... ça m'a fait rêver. Tu écris bien tout ça dans ton blog maman. Parce que ce livre est pour les enfants et l'enfant ici c'est moi!


Merci à Blog-O-Book et aux éditions Chapitre!

Par touteseule - Publié dans : Littérature jeunesse - Communauté : Le salon de lecture
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Dimanche 15 novembre 2009
L'histoire:
Dès sa jeunesse Dino Buzzati a pris l'habitude d'écrire tous les jours dans un cahier. Que ce soit quelques lignes ou une nouvelle.
C'est une partie de ces cahiers qui ont été édités (réédités : l'édition originale est de 1975 en italien et 1982 en français).

Mes impressions de lecture:
C'est très difficile de parler de ce livre. Ce n'est ni un recueil de nouvelles, ni un recueil de pensées. Un peu des deux sans doute. C'est incongru, dérangeant, déroutant, merveilleusement bien écrit, troublant, innovant, moderne, hétéroclite mais pas tant que ça...
Au début de la lecture, on a l'impression que ce sont des textes éparpillés, sans aucune ligne directrice, ni aucun sens. Et puis... Le sens se construit, au fil des pages, l'atmosphère se tisse. Une atmosphère faite de lucidité, qui nous inviteà aller au-delà des apparences, des évidences.
Ce qui est très troublant c'est qu'on se sait jamais ce que chaque texte va être : une nouvelle avec une chute? Ou pas.
La plupart du temps, c'est comme si l'auteur avait commencé son texte en tirant sur une ficelle puis l'avait déroulée sans savoit vraiment ce qu'il y a au bout. C'est peut-être ce qui donne cette cohérence inattendue. Parce qu'il a laissé parler ses personnages, ses situations.
Je ne détaillerai pas l'esprit de Dino Buzzati qu'on découvre dans ces textes : les deux préfaces le font avec bien plus de talent que moi (en général je les lis rarement mais là elles sont vraiment très bien).

Au final... Des textes parfois décevants et puis soudain une merveille, une pépite qui relance l'envie d'aller plus loin. A l'image de la vie.
 
Un livre à mettre sur la table de chevet pour l'ouvrir et en lire un passage. Au hasard.


Merci à Blog-o-book et aux éditions Robert Laffond pour cette découverte.
Par touteseule - Publié dans : Roman philosophique - Communauté : Le salon de lecture
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Dimanche 8 novembre 2009

L'histoire (d'après l'éditeur) :
Le récit débute dans la Barcelone de l'après-guerre civile. « Ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets « enterrés dans l'âme de la ville » : L'Ombre du Vent. Qui se cache derrière Julián Carax ? Pourquoi les romans de cet auteur mystérieux sont-ils brûlés les uns après les autres par un individu inquiétant que le garçon croit retrouver où qu'il aille ? Quelle est la part du réel dans ses découvertes successives de drames qui gisent dans la mémoire refoulée des habitants de la ville ? Fumero, un redoutable inspecteur, le poursuit avec acharnement, comme il semble avoir poursuivi jadis l'auteur du livre maudit... Sans compter le vieux gardien du Cimetière, Isaac, et sa fille, détenteurs de secrets innommables... Quels drames cachent donc les souterrains de la Maison Aldaya, abandonnée par ses propriétaires, l'une des familles les plus riches de Barcelone ?

Mes impressions de lecture :
Cela ira vite ; les plus de 620 pages de la version poche lues en 4 jours, ça veut tout dire!
L'histoire est prenante dès les première pages; il y a une atmosphère propre à ce roman, asez indéfinissable, toute mêlée de mystères, de tendresses. C'est angoisant sans l'être vraiment.
Les personnages sont vraiment attachants, bien dessinés.
L'histoire est vraiment bien ficelée et réserve pas mal de surprises (sue je vais éviter de dévoiler... quand même).

Seul petit hic : je trouve l'ensemble un peu trop manichéen. Les méchants sont très méchants et les gentils très gentils. Certes, toute cette humanité, cette solidarité dans le camp des "gentils" font chaud au coeur mais il m'aurait plus de voir un peu plus de gris, d'angélisme où on ne l'attend pas, de noirceur soudain. Davantage de subtilité. Là, on a presque l'impression de lire un conte.
Par exemple, quand Fermin dévoile son passé, ce n'est pas franchement une grande surprise. L'inspecteur Palacios me semblait porteur de promesses mais ce fut un pétard mouillé.

J'ai nééanmoins dévoré ce livre  et le conseille très chaudement

Ah oui, quand vous arriverez à ce passage "****** n'appela pas le lendemain, ni le surlendemain. Ni de toute la semaine, la plus longue et la dernière de ma vie. Sept jours, c'est assez pour mourir."
Installez-vous confortablement car vous ne pourrez PLUS LE LÂCHER!!! Gnrack gnarck gnarck...
Par touteseule - Publié dans : Thriller et policier - Communauté : Le salon de lecture
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Mercredi 4 novembre 2009
L'histoire :
Ada, jeune juive née dans le quartier pauvre d'une ville ukrainienne tombe amoureuse de harry; lointain et riche cousin qu'elle n'a qu'entraperçu.
Le destin les fera se retrouver à Paris. Elle, pauvre, talentuuse, invisible. Lui, riche et brillant... vide.Tout les oppose et comme c'est souvent le cas, tout les attire l'un vers l'autre.

Mes impressions:
C'est avant tout l'histoire d'Ada, une jeune fille qui subit sa propre vie, se soumet aux décisions, aux envies des autres. Jusqu'au jour où elle fait son propre choixn où elle prend sa propre décision. Cette décision qui lui semble si douloureuse est finalement celle qui va lui apporter, si ce n'est la joie de vivre, du moins de la sérénité.

C'est l'histoire d'un amour impossible, insensé. L'amour qu'Ada porte à son lointain cousin Harry. Je ne crois pas à cet amour. Il tient trop du fantasme, c'est un amour romanesque envers une image (Harry s'avère un caractère bien mou au demeurant. Gentil mais mou).

C'est aussi l'histoire de Ben, le cousin d'Ada. Amoureux d'elle depuis l'enfance (ils ont été élevés ensemble), il est également le jumeau physique d'Harry mais son opposé moralement. L'autre côté du miroir. Celui qu'Ada rejette mais qu'elle épouse quand même car il a reçu la même éducation qu'elle.

C'est l'histoire du peuple juif, qui porte en lui une histoire, une mélancolie qui lui est propre. C'est à travers cette histoire commune qu'Ada et harry communiquent, se rencontrent (les tableaux qu'Ada peint).
Mais est-ce suffisant pour réunir deux êtres? Visiblement non, pas plus que d'avoir vécu ensemble, comme Ada et Ben.
Le seul vrai lien indéfectible, c'est celui qu'Ada nouera à la fin du roman.

"- Nous sommes bien, dit Ada.
Elle répéta en souriant "nous"... pensant que c'était la première fois qu'elle pouvait dire avec certitude ce mot et qu'il était doux".


A lire à absolument comme tous les romans d'Irène Némirovski dont vous trouverez la biographie ici et un site qui lui est consacré .
Par touteseule - Publié dans : Chef d'oeuvre - Communauté : Litterature
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Mercredi 28 octobre 2009


L'histoire (d'après l'éditeur):
Au pays des Boucs,Cornebique est un joyeux musicien aux belles cornes torsadées dont l’adresse au banjo enchante les fins de soirées. Quelle n’est pas sa déconvenue lorsque son meilleur ami se marie avec celle qu’il convoitait en secret ! Pour surmonter sa tristesse,Cornebique fait son bagage et quitte le village au petit jour. La grande aventure commence, peuplée de petits loirs, de fouines dangereuses et de rencontres imprévues…

Mes impressions de lecture:
Jean-Claude Mourlevat a un talent incroyable pour conter des histoires improbables, voire loufoques avec un naturel qui nous ferait preque croire que ... le pays des boucs n'est pas si loin d'ici.
L'humour et la tendresse sont au rendez-vous de ce roman sans succomber dans la mièvrerie.
J'ai un peu moins aimé que la "rivière à l'envers"  mais c'était vraiment très bien.

Roman très gentiment prêté par Emma.

Par touteseule - Publié dans : Littérature jeunesse - Communauté : Le salon de lecture
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Dimanche 25 octobre 2009

L'histoire :
Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

Mon avis :
Tout les oppose. Leurs goûts, leurs vies, leurs amis, leurs projets... Tout.
Il a suffi d'un sourire simultané (mais est-ce la même chose qui les fait sourire?) pour que les barrières s'écroulent.
La passion les envahit.
Pourront-ils se construire un avenir commun en faisant fi de leurs différences? La passion est-elle nécessaire et suffisante au bonheur?
L'histoire est magnifique, les personnages très touchants et l'écriture fabuleuse. J'adore ce ton plein d'ironie et très imagé.
Un livre qu'on finit dans la nuit parce qu'à chaque fin de chapitre "le petite dernier et c'est fini je dors..."
Allez voir également ce qu'en dit Nini.

Extrait :

Putain, je ne peux pas la blairer, je ne peux vraiment pas la blairer !

Pourquoi elle est tout le temps assise là ?

J'avais l'habitude de me poser un moment sur le banc après l'entretien de la tombe pour reprendre le fil de mes pensées. J'essayais de trouver un petit bout de ficelle auquel m'accrocher et qui me permettrait d'avancer encore un jour, ou deux. À la ferme, quand je cavale entre tout ce qu'il y a à faire, je n'arrive pas à penser. Si je ne me concentre pas sur ce que j'ai en mains, inévitablement arrive une mini-catastrophe qui me donne un jour de travail supplémentaire. Je plante le tracteur sur un rocher et l'essieu arrière pète. Une vache s'abîme un trayon parce que j'ai oublié d'attacher son protège-pis.

Me rendre sur la tombe est mon seul bol d'air, mais même là, j'ai du mal à me dire que j'ai le droit de faire une pause et de simplement penser. Il me faut d'abord biner et planter et m'activer, avant de m'autoriser à m'asseoir.

Et alors je la trouve assise là.

Décolorée comme une vieille photo couleur qui a trôné dans une vitrine pendant des années.
Par touteseule - Publié dans : Histoire d'amour - Communauté : Le salon de lecture
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Mercredi 21 octobre 2009

L'histoire (quatrième de couverture):

Au coeur de Barcelone, dans un immeuble déserté, deux écrivains tentent de finir leur livre. L'un Miquel Rovira, obsédé par la langue et la culture Catalane, consacre toute son énergie créatrice à un ambitieux premier roman. L'autre, Ramon Balaguer, se refuse à quitter les lieux malgré le harcèlement du principal propriétaire de l'immeuble. Rovira écrit en catalan, Balaguer en castillan : chacun défend fièrement la langue qu'il a choisie, et bientôt deux conceptions de la littérature s'affrontent. Aussi, quand Balaguer s'éprend de la petite amie du jeune romancier, le triangle amoureux suscite une nouvelle et cruelle rivalité, à l'issue inattendue.
Cet ouvrage a reçu le pemier prix des lettres catalanes, le prestigieux prix Ramon-Lull 2009.

Mon avis:
Pour être honnête, quand j'ai reçu le livre je me suis demandé quelle idée saugrenue m'avait poussée à le commander : je n'ai aucune connaissance particulière sur l'Espagne, ou le Catalan, la couverture...bof et l'histoire semblait s'adresser à des lettrés ou du moins à des personnes ayant la culture suffisante pour appréhender la portée du texte.
C'est armée de beaucoup de courage que je me suis plongée dans la lecture... pour découvrir un livre facile à lire, agréable.
J'ai été rapidement happée par l'histoire, les personnes ont pris corps.
Mais tout doucement, sans m'en apercevoir, quelques questions s'infiltrent dans mon esprit... Sans tapage, sans effet de manche.
Bref, tout ce que j'aime...

Dans ce roman s'oposent deux conceptions de la littérature (je vous laisse le plaisir de les découvrir;)). Rapidement j'ai eu la sensation que Carles Casajuana préférait celle de Rovira : il montre Balaguer comme un auteur besogneux pour lequel chaque ligne est produite au prix d'un effort incroyable. On imagine que son texte est rigide. Grande frustration d'ailleurs de ne pas pouvoir le lire. Pourquoi les opposer d'ailleurs? Ne pourraient-elles pas se compléter, s'enrichir? D'ailleurs...

J'ai aimé l'idée du roman dans le roman. On voit le roman de Rovira se créer sous nos yeux, les parallélismes se construire.

J'ai aimé les nombreux passages sur le travail d'écriture. La nécessaire subtilité pour faire passer ses idées. Je suis une grande admiratrice des auteurs capables d'exprimer des idées complexes dans un langage simple et limpide.
"Au lieu de sonner et de remettre le message en main propre, il faut le glisser sous la porte" (p.157).

J'ai aimé la réflexion sur la langue catalan, son évolution, sa place de "langue domestique" , les questionnements sur les raisons qui la feraient disparaitre  (d'ailleurs je vous parie que vous ne résisterez pas à l'envie de faire des recherches sur l'histoire du catalan). Le tout présenté avec beaucoup d'originalité et sans lourdeur ni pompe.
Je ne pense d'ailleurs pas que les deux auteurs ont fait le CHOIX d'écrire en castillan ou en catalan comme il est dit dans la quatrième de couverture. Rovira fait un choix quasiment idéologique mais Balaguer est le fruit d'une évolution et ne fait que ce qui lui semble évident. Je n'y vois aucun choix.

Mais j'ai été terriblement frustrée.
Frustrée de ne pas pouvoir comprendre les subtilités sur les différences entre le Castillan et le Catalan. J'ai pris pour argent comptant ce que les personnages en disaient mais j'aurais aimé saisir la différence entre un texte écrit en catalan et le même écrit en castillan.
Frustrée de ne pas pouvoir échanger sur ce livre car je pense que certaines choses m'ont échappé. Notamment la place de la relation avec Rosa dans tout ça.

Mais surtout frustrée par la fin... Je l'ai trouvée incongrue. Si quelque passant pouvait m'éclairer ça m'arrangerait bien.


Merci à Blog-o-book et aux éditions Robert Laffont de m'avoir fait découvert ce roman à côté duquel je serais, hélas, passée.
Par touteseule - Publié dans : Roman contemporain - Communauté : Le salon de lecture
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Vendredi 16 octobre 2009


L'histoire (quatrième de couverture):
Après une course-poursuite effrénée, William Monk, inspecteur de la police fluviale londonienne, réussit enfin à mettre la main sur Jericho Phillips. Accusé du meurtre d'un garçon de treize ans et soupçonné de prostituer de jeunes mineurs sur son bateau, Phillips ressort pourtant libre du tribunal, grâce à la stratégie de défense employée par le célèbre avocat et ami de Monk, Sir Oliver Rathborne. Jetant le discrédit sur les forces de police, cette affaire devient la bête noire du plus coriace détective de Sa Majesté. Aidé par sa femme Hester, Monk décide de réouvrir l'enquête et découvre que certains gentlemen de la bonne société londonienne n'étaient pas si étrangers à l'odieux commerce de Phillips…

Mon avis: une nouvelle aventure de l'inspecteur Monk!

Je ne sais pas si je me lasse mais j'ai un peu moins aimé que d'habitude. La chute... On la devine rapidemnt. Mis à part l'attachement pour les personnages principaux : Esther; Rathbone, Monk auxquels vient se rajouter le jeune Scuff, tout cela manque un peu de "ouf"...
Par touteseule - Publié dans : Thriller et policier - Communauté : Le salon de lecture
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Dimanche 27 septembre 2009
Beuuurk!!

Je n'ai pas pu le terminer...

L'histoire (d'après l'éditeur):
Nul n’est à l’abri de l’abominable. Nous sommes tous capables du pire ! Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. C’est un jeune homme plaisant, aimable et intelligent. Il compte acheter une génisse pour une voisine indigente et trouver un couvreur pour réparer le toit de la grange d’un voisin sans ressources. Il veut également profiter de l’occasion pour promouvoir son projet d’assainissement des marais de la région.
Il arrive à quatorze heures à l’entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l’aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une telle horreur est-elle possible ? Comment une population paisible (certes angoissée par la guerre contre l’Allemagne et sous la menace d’une sécheresse exceptionnelle) peut-elle être saisie en quelques minutes par une telle frénésie barbare ? Au prétexte d’une phrase mal comprise et d’une accusation d’espionnage totalement infondée, six cents personnes tout à fait ordinaires vont pendant deux heures se livrer aux pires atrocités. Rares sont celles qui tenteront de s’interposer. Le curé et quelques amis du jeune homme s’efforceront d’arracher la malheureuse victime des mains de ces furieux et seule Anna, une jeune fille amoureuse, risquera sa vie pour le sauver.
Incapable de condamner six cents personnes d’un coup, la justice ne poursuivra qu’une vingtaine de meneurs. Quatre seront condamnés à mort, les autres seront envoyés aux travaux forcés. Au lendemain de ce crime abominable, les participants hébétés n’auront qu’une seule réponse : « Je ne sais pas ce qui m’a pris. »
Avec une précision redoutable, Jean Teulé a reconstitué chaque étape de cet atroce chemin de croix qui constitue l’une des anecdotes les plus honteuses de l’Histoire du XIXe siècle en France.

Ce fait divers est d'une cruauté insoutenable et je n'ai d'ailleurs pas réussi à la soutenir.
Peux pas lire ce genre de chose...
Désolée.

Par touteseule - Publié dans : Roman historique - Communauté : Le salon de lecture
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Nous sommes au regret ...
de Dino Buzzati
 
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