Mercredi 25 novembre 2009
L'histoire (quatrième de couverture):
A 10 ans, Lucas se ridiculise sur scène pour le spectacle de Noël et décide de renoncer au théâtre! En pleine nuit, il surprend alors un mystérieux visiteur : Jolek. Le Conteur de lune est venu lui
présenter histoires merveilleuses pour le réconforter. L'inconstance d'un farfadet, la persévérance d'une Conteuse ou le courage d'une sirène surprennent Lucas... Mais parviendront-ils à lui
redonner du courage?
L'avis de Maman :
J'ai eu beaucoup de mal à trouver quelque chose à dire sur ce roman. En allant sur le blog de Yv, j'ai
finalement compris pourquoi (merci Yv ;).
L'histoire est bien menée, le principe des 3 histoires dans l'histoire, donne un rythme, est très divertissant et l'ensemble se lit vraiment très bien.
J'ai particulièrement aimé l'histoire de la sirène, un peu moins convenue que la précédente.
Mais...
Il manque quelque chose. Une impression de creux. Alors que creux ça ne l'est pas du tout. Ce qui m'a dérangée c'est que tout est dit. Absolument tout. Aucune place à l'interprétation. Les
histoires ont pour but d'expliquer quelque chose à Lucas, de lui donner une petite leçon de vie et j'aurais aimé que l'explication soit moins explicite.
Grimm n'a pas fourni une notice explicative avec Blanche-neige et si je n'avais pas lu Bruno Bettelheim je n'aurais jamais su pourquoi j'aimais tant le relire. ESt-ce que ça aurait été si grave?
Mon fils, tout petit, aimait qu'on lui raconte "les trois frères" en boucle. On ne lui a jamais expliqué le sens de ce conte et pourtant il devait bien le comprendre dans un coin de sa tête pour
l'aimer autant.
Laisser le lecteur interpréter lui-même l'histoire c'est laisser le choix d'interpréter... ou pas. Les enfants ne le feront certainement pas de façon explicite mais tout ça ira se nicher au fond de
leur cerveau et ils seront faire le lien tout seuL. Et s'ils ne le font pas? Ce n'est pas bien grave : ils auront eu le plaisir de lire trois histoires issues du merveilleux.
Je ne suis pas du tout d'accord avec toi.
Clémentine vient de lire ce que j'ai écrit par-dessus mon épaule.
Moi, je l'ai bien aimé ce livre (il est vrai qu'elle l'a lu en entier dès sa réception. Elle n'a que 9 ans mais a dévoré les 7 tomes de Harry Potter en un mois,
et une fois finis n'a rien eu de mieux à faire que de les relire). Les histoires étaient intéressantes et c'était bien qu'il y en ait plusieurs.
- Elles étaient un peu plan-plan ces histoires où tout finit par s'arranger à la fin.
- Parce que tu trouves que l'histoire de la sirène finit bien?
- ...
- J'aimerais bien qu'un conteur de lune vienne dans ma chambre et puis même peut-être devenir conteur de lune et j'ai aimé qu'il raconte des histoires de farfadets, de
lutins, de fées... ça m'a fait rêver. Tu écris bien tout ça dans ton blog maman. Parce que ce livre est pour les enfants et l'enfant ici c'est moi!
Merci à Blog-O-Book et aux éditions Chapitre!
Par touteseule
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Publié dans : Littérature jeunesse
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Dimanche 15 novembre 2009
L'histoire:
Dès sa jeunesse Dino Buzzati a pris l'habitude d'écrire tous les jours dans un cahier. Que ce soit quelques lignes ou une nouvelle.
C'est une partie de ces cahiers qui ont été édités (réédités : l'édition originale est de 1975 en italien et 1982 en français).
Mes impressions de lecture:
C'est très difficile de parler de ce livre. Ce n'est ni un recueil de nouvelles, ni un recueil de pensées. Un peu des deux sans doute. C'est incongru, dérangeant, déroutant, merveilleusement bien
écrit, troublant, innovant, moderne, hétéroclite mais pas tant que ça...
Au début de la lecture, on a l'impression que ce sont des textes éparpillés, sans aucune ligne directrice, ni aucun sens. Et puis... Le sens se construit, au fil des pages, l'atmosphère se tisse.
Une atmosphère faite de lucidité, qui nous inviteà aller au-delà des apparences, des évidences.
Ce qui est très troublant c'est qu'on se sait jamais ce que chaque texte va être : une nouvelle avec une chute? Ou pas.
La plupart du temps, c'est comme si l'auteur avait commencé son texte en tirant sur une ficelle puis l'avait déroulée sans savoit vraiment ce qu'il y a au bout. C'est peut-être ce qui donne cette
cohérence inattendue. Parce qu'il a laissé parler ses personnages, ses situations.
Je ne détaillerai pas l'esprit de Dino Buzzati qu'on découvre dans ces textes : les deux préfaces le font avec bien plus de talent que moi (en général je les lis rarement mais là elles sont
vraiment très bien).
Au final... Des textes parfois décevants et puis soudain une merveille, une pépite qui relance l'envie d'aller plus loin. A l'image de la vie.
Un livre à mettre sur la table de chevet pour l'ouvrir et en lire un passage. Au hasard.
Merci à Blog-o-book et aux éditions Robert Laffond pour cette découverte.
Par touteseule
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Dimanche 27 septembre 2009
Beuuurk!!
Je n'ai pas pu le terminer...
L'histoire (d'après l'éditeur):
Nul n’est à l’abri de l’abominable. Nous sommes tous capables du pire ! Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune périgourdin, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de
Hautefaye, le village voisin. C’est un jeune homme plaisant, aimable et intelligent. Il compte acheter une génisse pour une voisine indigente et trouver un couvreur pour réparer le toit de la
grange d’un voisin sans ressources. Il veut également profiter de l’occasion pour promouvoir son projet d’assainissement des marais de la région.
Il arrive à quatorze heures à l’entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l’aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une telle horreur est-elle possible ?
Comment une population paisible (certes angoissée par la guerre contre l’Allemagne et sous la menace d’une sécheresse exceptionnelle) peut-elle être saisie en quelques minutes par une telle
frénésie barbare ? Au prétexte d’une phrase mal comprise et d’une accusation d’espionnage totalement infondée, six cents personnes tout à fait ordinaires vont pendant deux heures se livrer aux
pires atrocités. Rares sont celles qui tenteront de s’interposer. Le curé et quelques amis du jeune homme s’efforceront d’arracher la malheureuse victime des mains de ces furieux et seule Anna, une
jeune fille amoureuse, risquera sa vie pour le sauver.
Incapable de condamner six cents personnes d’un coup, la justice ne poursuivra qu’une vingtaine de meneurs. Quatre seront condamnés à mort, les autres seront envoyés aux travaux forcés. Au
lendemain de ce crime abominable, les participants hébétés n’auront qu’une seule réponse : « Je ne sais pas ce qui m’a pris. »
Avec une précision redoutable, Jean Teulé a reconstitué chaque étape de cet atroce chemin de croix qui constitue l’une des anecdotes les plus honteuses de l’Histoire du XIXe siècle en France.
Ce fait divers est d'une cruauté insoutenable et je n'ai d'ailleurs pas réussi à la soutenir.
Peux pas lire ce genre de chose...
Désolée.
Par touteseule
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Publié dans : Roman historique
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