L'histoire (par l'éditeur): Andreas Schaltzmann s'est mis à tuer parce que son estomac pourrissait.
Le phénomène n'était pas isolé, tant s'en faut : cela faisait longtemps que les ondes cosmiques émises par les Aliens faisaient changer ses organes de place, depuis que les nazis et les habitants
de Vega s'étaient installés dans son quartier.
Andreas est un tueur et il le sait, mais quand on cherche à lui coller sur le dos des crimes qu'il n'a pas commis, du fond de sa clinique, il hurle.
Mon avis : un chercheur (sur l'intelligence artificielle, le chaos,...) et sa neuromatrice (selon ses termes "extension de son propre cerveau) font la chasse à des tueurs en
série, font la chasse au Mal. Roman d'une incroyable densité, qui nous montre toute l'horreur (par moments insoutenable) dont l'âme humaine est capable, il nous fait aussi réfléchir sur la place de
l'humain par rapport au "bien" et au "mal" par rapport à la place de l'humain tout court, par rapport à la la fiabilité de nos niveaux de perception.
Certains passages sont d'une très grande beauté, ce qui n'est pas toujours le cas chez les auteurs de thriller.
Les premières pages... J'ai failli en vomir. Mais ça vaut très largement le coup de prendre du recul, de respier un bon coup et d'avancer.
Vous dites?