Dimanche 13 avril 2008
Genre :  amours tardives

En un mot: trop long

Difficulté de lecture :



L'histoire :
"Anouk est morte". Ces trois mots font l'effet d'un couperet dans la vie de Charles, architecte renommé de 47 ans. Heureux? C'est  justement une des questions qu'il va se poser. Ces trois mots vont l'emmener en voyage vers... Vers quoi peut-on aller à à 47 ans? A-t-on une nouvelle chance? Peut-on gagner "la consolante"?

Mon avis:
Franchement, j'ai beaucoup moins bien que "ensemble c'est tout". Moins vrai, moins de matière, moins dense, moins d'émotions, moins d'originalité.
 Dommage car il y a des passages, des petites phrases glissées dans le roman qui sont de petits bijoux. J'ai eu l'impression qu'Anna Gavalda se lâchait, laissait libre cours à son stylo, à sa fantaisie et ces passages-là... Miam.
300 pages sur ce Charles et son retour en enfance, c'était vraiment long. Des passages très savoureux, une écriture que j'aime beaucoup mais des longueurs, des redites à n'en plus finir.
J'avais envie de lui dire "ça va, on a compris, on passe à autre chose".

Et puis il y a Kate qui entre en scène. Oui, c'est niais et bourré de clichés mais on est comme Charles, on en tombe amoureux de cette Kate, on a envie d'aller chez elle, qu'elle nous illumine un peu. On aimerait qu'elle existe; "comme une lumière... Comme si la certitude de savoir qu'elle existait, même loin de lui, même en dehors de lui, suffisait à l'apaiser".

En clair, la même chose mais en élaguant un peu, ça aurait pu être formidable.

"Le petit banquet. Le dîner du samedi sopir chez des gens bien élevés où tout le monde joue sa partition avec vaillance. Le service du mariage, les affreux porte-couteaux en forme de basset, le verre qui tombe, le kilo de sel qu'on déverse sur la nappe, les débats sur les débats télévisés, les trente-cinq heures, la France qui fout le camp [...]. Allez... Je vous épargne tout ça... Vous les connaissez par coeur ces parenthèses chaleureuses et toujours un peu déprimantes que l'on appelle la famille."

(Anouk) "N'avait peur de rien ni de personne. faisait un pas de côté quand le ciel lui tombait sur la tête."
Par touteseule - Publié dans : Histoires de vie - Communauté : Le salon de lecture
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