
Genre : roman historique
Difficulté de lecture:
L'histoire (d'après l'éditeur):
Écrit dans le feu de l'Histoire, Suite française dépeint presque en direct l'exode de juin 1940, qui
brassa dans un désordre tragique des familles françaises de toute sorte, des plus huppées aux plus modestes. Avec bonheur, Irène Némirovsky traque les innombrables petites lâchetés et les fragiles
élans de solidarité d'une population en déroute. Cocottes larguées par leur amant, grands bourgeois dégoûtés par la populace, blessés abandonnés dans des fermes engorgent les routes de France
bombardées au hasard… Peu à peu l'ennemi prend possession d'un pays inerte et apeuré. Comme tant d'autres, le village de Bussy est alors contraint d'accueillir des troupes allemandes. Exacerbées
par la présence de l'occupant, les tensions sociales et les frustrations des habitants se réveillent…
Mon avis:
A lire absolument !!!
Irène Némirovski est née en Russie en 1903. En 1919 sa famille se réfugie en France et Irène étudie à la Sorbonne. Remarquée à 26 ans dès son premier roman "David Golder", Irène devient rapidement
une auteure internationalement reconnue. Son mari et elle se convertirent au catholicisme et eurent deux petites filles.
Pendant la guerre, ils se réfugièrent en province mais Irène se fit arrêter le 13 juillet 1942 et déportée à Auschwitz le 17 juillet. Elle y est assassinée, affaiblie et malade, le 17 août de la
même année.
Pendant ce temps-là son mari, Michel Epstein, n'a cessé de se battre pour obtenir sa libération. Son couvert était mis à chaque repas. Il alla même jusqu'à se proposer en échange de sa femme pour
aller en camp de travail "voyez, voulez-vous, s'il ne serait pas possible de nous faire échanger nos places, ma femme et moi - je pourrais peut-être rendre plus de services à la sienne et elle
serait mieux placée ici".
Comme seule réponse il est déporté à son tour à Auschitz et gazé à son arrivée avec sa soeur le 6 novembre 1942.
En 1942 Iréne Némirovski a commencé un roman sur la débâcle, la guerre. un roman qu'elle voulait ambitieux, son oeuvre majeure. Elle l'a écrit dans l'urgence "je suppose que ce seront des oeuvres
posthumes" sur du papier de mauvaise qualité, au crayon. Elle l'a écrit sans savoir l'issue de cette guerre. Dans l'air du temps.
Ses filles, âgées de de 4 et 11 ans à l'époque, ont été sauvées par leur nourrice, et sont passées d'un refuge précaire à l'autre. Après la guerre, elles ont été prises en charge par les éditeurs
d'Irène qui avaient uni leurs efforts pour essayer de faire libérer la jeune femme.
Pendant des années elles ont emporté dans leur valise les feuillets des derniers écrits de leur mère. Incapables de les ouvrir et encore moins de les lire.
Tradivement elles décidèrent de confier la dernière oeuvre de leur mère à l'Institut Mémoire de l'Edition Contemporaine. Ce qu'elles prenaient pour une suite de notes était un roman immense et
bouleversant.
Publié en 2004.
Une oeuvre magnifique. Il faut lire la préface, qui raconte la génèse ainsi que la postface où on trouve les notes de l'auteur, sa orrespondance, ainsi que celle de son mari, une fois Irène
disparue.
Pour ne pas oublier Irène Némirovski.
Par touteseule
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Publié dans : Roman historique
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