Dimanche 25 octobre 2009
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L'histoire :
Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de
livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny
vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est
exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis...
C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.
Mon avis :
Tout les oppose. Leurs goûts, leurs vies, leurs amis, leurs projets... Tout.
Il a suffi d'un sourire simultané (mais est-ce la même chose qui les fait sourire?) pour que les barrières s'écroulent.
La passion les envahit.
Pourront-ils se construire un avenir commun en faisant fi de leurs différences? La passion est-elle nécessaire et suffisante au bonheur?
L'histoire est magnifique, les personnages très touchants et l'écriture fabuleuse. J'adore ce ton plein d'ironie et très imagé.
Un livre qu'on finit dans la nuit parce qu'à chaque fin de chapitre "le petite dernier et c'est fini je dors..."
Allez voir également ce qu'en dit Nini.
Extrait :
Putain, je ne peux pas la blairer, je ne peux vraiment pas la blairer !
Pourquoi elle est tout le temps assise là ?
J'avais l'habitude de me poser un moment sur le banc après l'entretien de la tombe pour reprendre le fil de mes pensées. J'essayais de trouver un petit bout de ficelle auquel m'accrocher et qui me
permettrait d'avancer encore un jour, ou deux. À la ferme, quand je cavale entre tout ce qu'il y a à faire, je n'arrive pas à penser. Si je ne me concentre pas sur ce que j'ai en mains,
inévitablement arrive une mini-catastrophe qui me donne un jour de travail supplémentaire. Je plante le tracteur sur un rocher et l'essieu arrière pète. Une vache s'abîme un trayon parce que j'ai
oublié d'attacher son protège-pis.
Me rendre sur la tombe est mon seul bol d'air, mais même là, j'ai du mal à me dire que j'ai le droit de faire une pause et de simplement penser. Il me faut d'abord biner et planter et m'activer,
avant de m'autoriser à m'asseoir.
Et alors je la trouve assise là.
Décolorée comme une vieille photo couleur qui a trôné dans une vitrine pendant des années.
Par touteseule
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Publié dans : Histoire d'amour
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Ca me donne envie de le lire. Ca fait plusieurs fois que je le voit, et faudrait vraiment que je lise^^ Il m'a l'air pas mal