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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 12:57

L'histoire:

"Un jour Mozart m'a envoyé une musique. Elle a changé ma vie. Depuis je lui écris souvent. Quand ça lui chante il me répond, toujours surprenant, toujours fulgurant."

Mes impressions de lecture:

Avancez, n'ayez pas peur! Entrez dans le monde de Mozart! Vous n'y connaissez rien? Ça tombe bien : aujourd'hui c'est Eric-Emmanuel Schmitt qui nous guide. Et c'est à nous que la visite s'adresse. Nous pour qui les connaissances en musiques se limitent aux quatre saisons de Vivaldi et à la petite musique de nuit (la lettre à Elise aussi mais je ne suis pas certaine que ça compte). Nous, pour qui distinguer un violon d'un piano c'est déjà pas mal.

Il nous fait pénétrer le monde de Mozart par une entrée merveilleuse : celle des sens, de l'âme, des émotions. On ne dissèque pas la musique "intelligente", on ne disserte pas. Il nous guide simplement au travers des émotions qu'elle suscite.

On entend enfin le merveilleux son du silence entre les notes. Les silences de Mozart ne sont pas des silences ordinaires. Ils sont porteurs de sens.

Ecouter Mozart en lisant les mots de EE SChmitt est une expérience inédite, incroyable. Il abreuve une partie de nous qu'on ne connaissait pas, qui se desséchait.

J'ai versé pas mal de larmes en lisant ce roman. Des larmes d'émotion, de ravissement : comment un compositeur mort depuis plus de 200 ans peut-il à ce point émouvoir à ce point une femme plus âgée que lui? C'est grâce à l'incroyable talent de l'auteur de ce roman.

Un roman optimiste, joyeux, intelligent. une merveilleuse célébration de la vie, de la foi en l'humain.

Mozart n'avait que 7 notes à sa disposition.

Eric-Emmanuel Schmitt n'a que 26 lettres à sa disposition.

Extraits:

"Le signe qu'une oeuvre est un chef d'oeuvre est qu'on n'en saute jamais les mêmes passages."

"Un chanteur de variété, émerveillé par lui-même et le succès de ses chansonnettes, disait hier à la télévision en flattant son piano laqué blanc : "j'écris avec les mêmes notes que Mozart."

[...]

Seulement, chez lui, ça s'entend."

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 08:56
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L'histoire:

Anastasia Karmenskaïa, officier de la police de Moscou, est invitée à une émission télévisée en direct sur « Les femmes aux métiers extraordinaires » il faut dire qu’en Russie elles sont en tout et pour tout 3 officiers dans la brigade criminelle. Nastia convainc son amie Tatiana, juge d’instruction et auteur de romans policiers populaires, de la suivre dans l’aventure… A quelques minutes de la fin de l’émission, juste derrière un spectateur occupé à poser une question à Nastia, surgit une pancarte : « Puisque tu es si intelligente, devine où tu vas rencontrer la mort ». Quelques jours plus tard, Nadia, 42 ans, ancienne ballerine devenue alcoolique, est invitée chez Le Malade, ce drôle de type qui lui avait demandé de payer un gamin pour brandir la pancarte pendant l’émission, moyennant une somme rondelette. Il a l’air riche, même s’il est étrange, et Nadia se prend à rêver… Elle sera retrouvée morte peu après, dans la banlieue de Moscou, dans un bois. Qui peut bien menacer Nastia et Tatiana, et se débarrasser des témoins avec autant de brutalité ? Est-ce une vengeance ? Un amant éconduit, un délinquant fraîchement libéré ? Celui qu’elles ont surnommé Le Plaisantin est très sérieux. Il multiplie les victimes en laissant des indices derrière lui, comme pour narguer les enquêteurs. Pour éviter de devenir la septième victime, Nastia devra d’abord surmonter sa peur. Et si, malgré toute son intelligence, elle n’était pas à la hauteur de ce Plaisantin si mal nommé ?

 

Mes impressions de lecture:

Je ne connaissais pas cette auteure et c'est une très bonne découverte.

En premier, la découverte de Moscou, de son univers, des difficultés et des atouts d'une société bien différente de la notre. C'est toujours agréable quand un policier nous plonge dans un univers qu'on ne connaît pas, qu'on apprend à découvrir.

En deuxième, une très bonne intrigue très bien ficelée. Sans spoiler je dirais qu'un de mes élèves m'a aidé à trouver la solution. Plutôt sa maman... qui est russe ... et qui, devant moi, l'a appelé par son diminutif ... Et en le retrouvant dans le roman j'ai su qui était le coupable ...

Enfin, une galerie de personnages soignés, caractérisés mais pas caricaturaux.

 

Un bon roman policier.

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 17:45

L'histoire:

Melanie Stryder est une rebelle. Notre Terre a été envahie par un ennemi invisible. Petit à petit, les âmes vagabondes s’emparent du corps des hommes en neutralisant leur esprit. La quasi-totalité de l’humanité a ainsi succombé. Melanie Stryder fait partie du dernier groupe d’hommes libres. Lorsqu’elle est capturée par les Traqueurs, on lui insère Vagabonde, une âme exceptionnelle qui a déjà connu plusieurs corps. Elle sait les difficultés d’envahir un humain hostile : les émotions dévastatrices, le tumulte des sens, les souvenirs trop vifs. Et Vagabonde rencontre un obstacle supplémentaire : l’esprit de l’ancienne propriétaire résiste. L’âme explore les souvenirs de Melanie dans l’espoir de découvrir l’endroit où se cachent les derniers résistants humains. Mais à la place de ces informations, Melanie submerge Vagabonde par les images de l’homme qu’elle aime – Jared, un humain encore en cavale. Incapable de se dissocier des pulsions de son corps d’emprunt, Vagabonde commence à aimer l’homme qu’elle est censée livrer aux autorités. Face aux pressions extérieures, Melanie et Vagabonde se retrouvent alliées malgré elles ; commence alors pour elles la quête incertaine et périlleuse de cet homme dont elles sont toutes deux amoureuses.

Mes impressions de lecture:

Euh...

Une idée de départ originale. un roman bourré de bonnes idées.

ça aurait pu être un roman génial.

ça aurait pu.

Mais c'est de la soupe.

Certains passages sont longs, redondants au possible. Oui, on a compris que Vagabonde se sent attirée par Jared et qu'elle est en feu dès qu'il la touche. Oui, on a compris qu'elle se sent de trop dans le camp. D'ailleurs le côté "petit oiseau fragile et délicat" est un peu agaçant à la longue. J'ai eu l'impression qu'elle passait son temps à se faire prendre en pitié par tout le monde et à se faire porter par les autres. C'est même horripilant.

On a envie de connaître la fin alors on lit (ce qui prouve bien que l'intrigue est intéressante).

Mais c'est quand même un peu niais.

Qu'est-ce que j'aurais aimé?

J'aurais aimé qu'elle joue davantage avec ce triangle amoureux saugrenu. Avec humour, sauvagerie, érotisme ... peu importe ...mais qu'elle en joue.

J'aurais aimé qu'elle approfondisse la réflexion sur le droit ou non des ET à disposer de la Terre. Y ont-ils moins droit que nous? Les humains n'hésitent pas à éradiquer une espèce qui les dérange ou qui les menace. Les âmes sont sans doute plus respectueuses de la Terre que nous le sommes. Selon la loi du plus fort qui nous fait tuer toutes les espèces "inacceptables" pourquoi pas eux plutôt que nous?

ça aurait été intéressant.

Mais on a seulement effleuré la question et je trouve ça dommage.

D'un bon roman, ça aurait pu faire un excellent roman!

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 15:06
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L'histoire (quatrième de couverture):

« Je fais souvent le même rêve, enfin plutôt le même cauchemar. Mes enfants se transforment, ils ont des bras et des jambes immenses qui traversent l'appartement et sortent par les fenêtres. Ils prennent de plus en plus d'espace. Je suis obligée d'enlever toutes les portes. Je les regarde se développer ainsi, impuissante, et j'ai peur qu'ils m'écrasent. »

La narratrice a la quarantaine, l'âge de certains questionnements. Elle est divorcée. Trois enfants chez elle. Deux ados et une fille plus petite. Tous les trois ne ménagent pas leur mère qu'ils trouvent d'une époque révolue.

 

Mes impressions de lecture:

Première surprise : ce n'est pas un roman mais plutôt une succession de pensées, d'instantanés de vie de cette femme. Il y a bien quelques petites histoires (le lapin, la recherche de travail de l'aîné, le voisin ... et puis c'est tout). Mais dans l'ensemble j'ai davantage eu l'impression de lire une succession de petites notes qu'un roman. Pourquoi pas?

Parce qu'au bout du compte on a finalement un ensemble assez creux, plat. Les scènes qu'elle raconte ressemblent pas mal à celles que je peux vivre (si ce n'est que mes enfants travaillent  à l'école et ne dealent pas ...) et à celles que peuvent vivre d'autres mères d'ados. Rien de bien original et surtout, comme elle s'est contentée du "vécu" elle n'a pas tiré les ficelles du "ce qui se passe ensuite". ça donne un goût de pas fini. D'ailleurs la fin ... J'ai tourné la page, cru que le livre était incomplet. Mais non, le lecteur est sensé achever l'histoire tout seul. L'auteure devait vouloir laisser à chacun sa marge d'interprétation mais l'impression que j'ai eu c'était plutôt " etc ..." comme si elle nous disait "la suite c'est comme d'hab, terminez tout seuls".

Je ne crois pas avoir ne serait-ce que souri une seule fois. Ce n'est pas que ce ne soit pas drôle. C'est juste que c'est ordinaire, vécu mille fois. Dans une petite chronique sur un blog ou dans un magazine, ça amuserait. Mais pour un roman j'attendais quelque chose de plus percutant.

Et il y a un passage qui m'a un peu dérangé. Elle raconte que la petite dernière est (comme la mienne) la conscience écologique de la famille et les malmène au quotidien. Je pensais que , comme la mienne, elle vérifiait la composition et la provenance de ce qui est dans le frigo (on a du vachement négocier pour avoir le droit d'acheter des bananes!).

Mais on n'en est même pas encore là chez eux :/

"Malheur à moi si je jette un papier ou un chewing-gum par terre. Je suis une criminelle bonne à enfermer. Elle fait la morale à sa soeur et à son frère s'ils laissent couler l'eau quand ils se brossent les dents."

C'est peut-être moi qui suis bizarre mais je trouve choquant qu'une femme de 42 ans se sente brimée si on l'empêche de jeter un papier par terre ... Au cours de la suite de la lecture j'ai eu un peu de mal à la trouver symapthique o_O.

 

En définitif un roman facile à lire mais ni très drôle ni très intéressant.

 

Néanmoins merci à babélio pour la découverte.

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 17:24
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L'histoire:

Envisager de raconter un roman de Fred Vargas frise le ridicule, aussi se contentera-t-on de dire qu’ici, comme dans Sous les vents de Neptune, Adamsberg est confronté à des résurgences de son passé qui le déstabilisent fortement. L’enquête qu’il mène sur la mort de deux gars qui se sont fait trancher la gorge à la Porte de la Chapelle le remet en présence d’Ariane Lagarde, la médecin légiste à laquelle il s’était opposé quelque vingt-cinq ans auparavant. Un de ses nouveaux collaborateurs ne semble pas particulièrement l’apprécier, ce qui le perturbe d’autant plus que ce lieutenant Veyrenc de Bilhc est béarnais comme lui, originaire du village voisin du sien.
Enfin Camille, dont il a eu un fils, qu’il garde régulièrement, semble voguer vers de nouvelles amours et s’être affranchie de leur liaison passionnelle pour glisser vers des relations amicales, qui ne lui conviennent absolument pas…

 

Mes impressions de lecture:

Saviez-vous qu'il y a un os dans le coeur d'un cerf? C'est déconcertant, n'est-ce pas? Déconcertant et très joli.

 

C'est à l'image de ce roman : déconcertant et plein de poésie. On y parle de passé et d'avenir, de pays et de rancune, d'enfants et de vieillards.

Ce qui est très fort avec cette auteure, c'est qu'il y a des incohérences, des choses pas très vraisemblables, mais nécessaires au fil narrative. Une chercheuse comme elle doit s'en rendre compte. Mais l'auteure s'en fout. Parce que l'histoire est comme ça, parce qu'elle a envie de la faire exister ainsi. Parce que ce n'est qu'une histoire et que le plus important n'est pas que ce soit vraisemblable mais qu'on ait envie que ça le soit.

Et s'il y a un personnage de roman que j'aimerais rencontrer un jour, c'est assurément Adamsberg . Et puis Danglard. Et Violette, Estalère et tous les autres.

 

Lire un Fred Vargas c'est faire exister un monde qu'elle a inventé. Un monde chaleureux où on prend RDV avec le printemps, où chaque troquet a ses régles de bienséance, où on s'en fout d'avoir le dernier sac à main à la mode. Un monde qu'on a du mal à quitter en tournant la dernière page ...

 

"Ca me gratte sur mon bras manquant, 69 ans plus tard. A un endroit bien précis, toujours le même, dit le vieux en désignant un point dans le vide. Ma mère savait pourquoi : c'est la piqûre de l'araignée. Quand mon bras est parti, je n'avais pas fini de la gratter. Alors elle me démange toujours."

 

"Estalère parlait souvent du commissaire en disant "Il". "Il", "Lui", Jean-Baptiste Adamsberg, le dieu vivant de la brigade.
[...]
- Fais comme tu l'entends. Cherche-lui son caillou jusqu'ai bout du monde, mais ne me dmande pas de te suivre ne rampant sous les tables.
Retancourt surprit une révolte inattendue dans les yeux du brigadier.
- Je chercherai ce caillou, dit le jeune homme en se levant maladroitement. Et pas parce que toute la Brigade me prend pour un ahuri, toi comme les autres. Mais pas Lui. Lui regarde, Lui sait. Lui cherche.
Estalère reprit son souffle.
-Il cherche un caillou, dit Retancourt.
- Parce qu'il y a des trucs dans les cailloux, il y a des couleurs, il y a des dessins, il y a des petites histoires. Et tu ne les vois pas, Violette, et tu ne vois rien."

 

"Son esprit déstructuré lui évoquait une carte muette, un magma où rien ne parvenait à s'isoler, à s'identifier comme Idée. Tout paraissait toujours pouvoir se raccorder à tout, par des petits sentiers de travers où s'enchevêtraient des bruits, des mots, des odeurs, des éclats, souvenirs, images, échos, grains de poussière. Et c'est avec cela seulement qu'il devait, lui, Adamsberg, diriger les vingt-sept agents de sa Brigade et obtenir, selon le terme récurrent du divisionnaire des Résultats."

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 17:07
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L'histoire:

Sur la jetée de Limehouse, la brume dérobe au jour de terribles secrets...Peu aprés le suicide d'un honorable docteur, c'est le corps d'une femme que l'on retrouve mutilé.Trop averti pour croire aux coincidences, Monk ne tarde pas à pénétrer l'univers trouble du commerce pharmaceutique.Une affaire qui menace de compromettre les plus hautes sphères de la société.

 

Mes impressions de lecture:

Comme tout roman de Anne Perry il est très agréable à lire. 

Wiilam Monk, aidé de sa fidèle Esther, enquête dans les milieux de l'opium pour disculper une femme qui s'est accusée d'un meurtre particulièrement horrible dans le seul but de faire parvenir à faire rouvrir l'enquête sur le suicide de son mari. On y découvre une Angleterre en proie à sa culpabilité d'avoir introduit l'opium en Chine, oùl'aiguille permet de plonger les consommateurs dans une dépendance dont ils ne se déferont jamais.

Un très bon Anne Perry, comme toujours très instructif.

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 11:01

L'histoire:

En 1646, Jules Mazarin, président du conseil royal, signe des lettres de patentes qui permettent à son frère Michel d'augmenter la surface de la ville d'Aix. Au même moment, le comte d'Alais, gouverneur de Provence, avertit le ministre que de fausses lettres de provision, toutes signées par le cardinal et permettant d'accéder à des charges de conseiller au parlement, sont mises en vente. Qui peut bien chercher à céder de tels documents et à semer le trouble dans la ville ? Mazarin charge le marquis de Vivonne de mener l'enquête. Aidés de Gaston de Tilly, procureur du roi et du perspicace Louis Fronsac, les trois hommes finiront par découvrir la vérité après avoir frôlé la mort plus d'une fois, dans une ville d'Aix sale, obscure et encore enserrée dans ses remparts moyenâgeux.

 

Mes impressions:

Comme d'habitude l'entrée dans le roman a été complexe ... Il débute avec une scène où se cotoient de nombreux personnages, ayant chacun plusieurs noms, des relations complexes entre eux et on ne sait pas bien s'ils seront essentiels dans l'histoire ou pas.

Comme d'habitude la suite était bien plus agréable à lire.

L'intrigue, un peu compliquée pour une profane (je ne pense pas avoir compris tous les tenants et aboutissants de cette histoire de lettres de provisions) n'est finalement que le prétexte d'une visite commentée du 17ème siècle. Louis de Fronsac, Gaston de Tilly et leurs deux compagnons sont nos guides pour ce voyage aussi plaisant qu'instructif. Le propose est intéressant sans être pesant et sans tomber dans le documentaire fastidieux. Les personnages fictifs ne sont pas négligés pour autant et nous permettent de nous situer clairement dans la perspective d'un  roman.

Une lecture très agréable. Un auteur que je recommande chaleureusement.

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 16:38

L'histoire:

Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Maorie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l'hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d'Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d'amour, ces douze jours deviendront légende.

 

Mes impressions de lecture:

Je n'étais pas tout à fait certaine d'avoir envie de le lire. Le sujet est pas marrant marrant. La bande annonce du film m'avait faite pleurer en moins de trois minutes. Et j'ai la grande lacrymale pas très étanche. Mais on me l'a offert et, comme dirait Guy, "faut pas gâcher".

Comme c'est EE SChmitt, on fait évidemment un petit en avant à la recherche de la foi perdue ou qu'on a jamais eue. IL ne me donne pas envie d'aller à la messe (aucune chance) mais entre deux lignes je commence à comprendre ce qu'est la foi, le sens de cette démarche et ce que ça peut changer dans notre vie.

Finalement, c'est un sujet immensément délicat traité par un grand auteur ... pas larmoyant, sans pathos, intelligent, serein. On se prend même une claque devant la sérénité de ce petit garçon.

Evidemment, vous allez me dire que c'est un roman, que c'est facile, que les petits garçons de 10 ans ne sont pas aussi mûrs. Mais si, certains le sont.

Hélas, certains le sont.

En 2003 j'ai emmené ma classe de CM1 voir un documentaire "la vie est immense et pleine dangers" qui m'avait été conseillé par quelqu'un en qui j'ai une grande confiance. On était seuls dans la salle et l'ouvreuse a bougonné que c'était "inconscient d'emmener des enfants voir un truc pareil". C'était un document sur des enfants suivis en oncologie pédiatrique. Le titre du documentaire c'est ce que dit un petit garçon, Cédric, à la fin du reportage. Ce reportage était éblouissant car ces enfants nous donnaient une telle claque et un tel message d'espoir qu'on ne pouvait pas ressortir de la salle indemne. J'ai retrouvé cette sensation dans "Oscar et la dame et la dame en rose". C'est triste. Bien sur c'est triste. Mais pas que ça. Et les quelques larmes que ces 100 pages m'ont semblé un prix raisonnable pour la très belle leçon de vie que j'y ai trouvé.

 

Un extrait de  ce documentaire.

 

"La vie c'est  un drôle de cadeau. Au départ on le surrestime, ce cadeau : on croit avoir reçu la vie éternelle. Après, on le sous-estime, on le trouve pourri, trop court, on serait presque à le jeter. Enfin, on se rend compte que ce n'était pas un cadeau, juste un prêt. Alors on essaie de le mériter."

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 16:39
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L'histoire:

La découverte d'une jeune fille assassinée de trois coups de couteau renvoie violemment Adamsberg au souvenir de son jeune frère Raphael, disparu après avoir été soupçonné du meurtre de son amie, il y a trente ans. Les cadavres présentent les mêmes blessures qui ressemblent aux marques d'un trident...

 

Mes impressions de lecture:

Une intrigue un peu différente. Un Adamsberg qui doute, se transforme, évolue. Grandit un peu sans doute.

Des personnages tellement forts et vivants qu'on imagine qu'on pourrait les croiser au bord de la route. Non ... En fait non, on n'imagine pas. On aimerait qu'ils existent. A l'instant, là, tout de suite, j'ai même un petit pincement de coeur en pensant que Clémentine, Danglard, Adamsberg et Retancourt n'existent pas. Si ce n'est dans le coeur de tous ceux qui les ont fait vivre quelques instants.

Un Fred Vargas c'est paradoxal. On a envie de le finir vite pour aller au bout de l'énigme mais on le savoure et on déguste cet univers si riche, si imagé. Légèrement décalé ... Franchement barré même par moments.

On a envie que les dragons cotoient les cathédrales et les pylones. On aime les vieilles qui se promènent dans les tunnels en chaussons et les frères qu'on a laissés dans un champ il y a bien longtemps. On aime que la confiance tienne à un mégot écrasé avec le pouce ou les écureuils amoureux.

Un Fred Vargas c'est un moment volé, un espace à part et si elle n'existait pas il faudrait l'inventer.

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 12:44

L'histoire :

À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.

Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

 

Mes impressions de lecture:

"Un bon livre, Marcus, ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l'effet collectif de tous les mots qui l'ont précédés. Environ une demi-seconde après avoir terminé le livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d'un sentiment puissant; pendant un instant il ne doit plus penser qu'à tout ce qu'il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une point de tristesse poarce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre qu'on regrette d'avoir terminé."

 

Qui mieux que Joël Dicker pourrait parler de son livre ...

ça commence gentiment. Une disparition, des questions, des secrets ... Un jeune homme et son guide spirituel, l'Amérique profonde, l'ambition démesurée des uns face à la résignation des autres. Une histoire scabreuse ... Tout se lit avec plaisir mais c'est assez classique ... On se demande d'où vient un tel engouement, un tel plébiscite de ce roman.

Et puis ... vient le moment où tout s'emballe. On perd le sens du temps, du lieu, de l'heure. Où on s'installe à Aurora, à Goose Cove, sur la terrasse, entre Marcus et Harry. On regarde Nola courir dans les vagues, on entend le cri des mouettes. On continue de faire à manger, de parler à sa famille, de plier du linge, d'emmener les enfants à la piscine. Mais on n'est plus là. On n'est plus que dans ces pages qu'on avale, qu'on dévore. On est happé par l'histoire. On pleure, on frémit, on appréhende, on essaye de deviner, de comprendre (d'ailleurs j''avais deviné une grande partie de l'intrigue).

Et puis à l'heure où toutes les personnes sensées vont se coucher, on se blottit dans un coin du bureau, avec une petite lumière et un plaid et on lit en perdant toute notion de temps parce qu'on sait  qu'on ne pourra plus dormir avant de savoir.

Mais une fois le roman refermé, on ne s'endort pas plus facilement. dans le silence de la nuit, on a du mal à réaliser que tout ça n'était que fiction, on pleure des personnages de papier, des souffrances qui n'ont jamais existé.

 

Honnêtement l'écriture n'a rien d'extraordinaire, les lettres d'amour et les extraits du "chef d'oeuvre" d'Harry Québert m'ont laissée dubitative. IL y a beaucoup de lieux communs. Mais ça fonctionne vraiment bien. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment. Mais je me suis faite avaler toute crue.

 

Si on reconnait un bon roman à l'émotion qui nous étreint quand on tourne la dernière page, c'est un excellent roman ...

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Cher égaré du net,


Je ne sais quel hasard vous a amené vers ces pages mais je préfère être honnête avec vous. Vous ne trouverez ici:

                                  - Ni analyse littéraire aussi intelligente que complexe,

                - ni étude approfondie de chaque ouvrage.


 

Qu'ai-je donc à vous proposer?     


Partager mes coups de coeur coeur-73.gif, mes coups de gueule, mes "bof...".


 Echanger sur ces mêmes coups de coeur, coups de gueule, coups de "bof...", parce que, tous ces livres, qu'on les ait aimés ou pas ont été écrits par un auteur qui a mis son coeur et méritent, pour la plupart qu'on les fasse vivre le plus possible.

marguerite.jpg


           Essayer de retranscrire ce petit instant inimitable qu'on vit quand on lit le dernier mot de la dernière phrase de la dernière page d'un livre.


Cet instant de tristesse, de vide incommensurable  à l'idée de quitter un univers qu'on avait plaisir à retrouver jour après jourhp7.gif. Cette déception terrible quand on se retrouve face à une chute bien plate9782221113073.gif ou au contraire cette explosion d'émotions qu'un immense talent nous procure en quelques mots 9782253115540 .

Ou le soulagement que le pensum arrive enfin à son terme9782266164573.

 

 

 

Ce blog est ma mémoire, ma petite bibliothèque intérieure.

 


 

Je vous en prie, choisissez un livre et asseyez-vous pour le feuilleter tranquillement.


fauteuil2.jpg

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