L'histoire (d'après l'éditeur): Moïra, dans la mythologie grecque, représente la destinée. Et c'est elle qui
dans ce roman, observe, commente, juge et parfois intervient dans la vie des personnages.
Marion, qui s'est mariée en espérant former un couple moderne, respectueux de la liberté de l'autre, découvrira qu'on souffre comme au temps de Racine même si on a signé le contrat de Sartre et
Beauvoir. Mais Moïra veille et lui fera vivre, en marge, une liaison passionnée et inattendue avec un Irlandais un peu fou, un peu poète, comme les Celtes le sont si souvent.
Sa mère Alice, 80 ans, journaliste féministe de choc, grand-mère indigne et pourtant tendre, s'est juré de ne pas se laisser déborder par la vieillesse. Un défi osé, que Moïra invisible et
présente, l'aidera à relever avec panache. Alice affrontera son âge avec une lucidité impitoyable et un humour décapant, dans un monde où le jeunisme est érigé en valeur et où "vieillir est un
délit". Jusqu'au jour où... Mon avis :
Ce roman est une réflexion sur la vieillesse.
Alice nous fait partager ses questions, ses doutes, ses combats, ses refus. Avec humour et lucidité. Son monde a changé, évolué. Ses combats (le féminisme entre autres) n'intéressent plus personne.
Elle lutte pour continuer d'exister dans ce monde qu'elle ne comprend plus, qui la met au rebus. Et qu'elle a pourtant construit.
Les femmes d'aujourd'hui ont oublié les luttes de leurs aînées. Oublient que les droits qu'elles ont reçus en cadeau de naissance sont encore fragiles.
Benoîte Groult ne cesse pas son combat de féministe dans ce roman. En prenant un peu de recul sur son combat, elle lui donne, à mon avis, encore plus de force.
Et elle mène un nouveau de combat. Après avoir revendiqué le droit de choisir sa vie elle demande celui de choisir sa mort. Dignement.
Mais qu'est-ce que la "touche étoile"? Je vous laisse le plaisir de le découvrir.
"L'Irlande qui "vit sur un sol suant la poésie par tous les pores de ses sources de ses lacs, de ses vallées et de ses collines.."(1)" (1)(Jean Markale histoire des Celtes)
"A mesure que le temps
passe je me demande si la sororité n'est pas le sentiment le plus authentique, le moins frelaté, le plus résistant aux évènements[...]. Il faut prendre tant de précautions avec l'amour. Avec une
soeur on ose tout, même rester soi-même, jusqu'à l'horreur si c'est nécessaire pour sa santé mentale! Merci Minnie de me permettre d'être horrible en étant sûre de conserver ton affection. C'est si
bon. On est si rarement soi-même finalement... Et avec si peu de gens."
Pour moi aussi il se trompe , il me place dans la commune d'à côté. Mais ça me donne une idée des régions qui passent. A force je sais ce qui correspond à qui et ça fait comme des petits "coucou".
Longtemps que je n'ai rien lu d'elle.Heu ! ton "live traffic feed" j'arrive bien de chez sénioreetjournaliste et je vis bien en Bourgogne mais en côte d'Or et non pas en Saöne et Loire. C'est amusant de connaître la provenance des visiteurs.
Je ne l'avais pas du tout vu sous cet angle-là... Mais en y réfléchissant bien tu as sans doute raison. En tous cas merci pour ta contribution..J'ai le même problème avec les bibliothèques... Et je suis incapable de donner le moindre livre pour les bourses aux livres dans les écoles des enfants (par contre, qu'est-ce que j'achète...)
Bonjour Amie,Il serait utile de me fournir la place et les meubles pour y ranger des livres supplémentaires.Ici les bibliothèques sont obèses.De temps en temps, je fais de la place, mais alors c'est un déchirement et l'éternelle question "vais-je pouvoir me séparer d'eux?"N.B j'ai aimé les soeurs Groult, avec l'âge benoite se prend au sérieux..... elle est d'une tristesse qui suinte la peur de la mort.......Pourtant sa vie a été belle et bien remplie! enfin c'est mon avis.