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"Lire est le seul moyen de vivre plusieurs fois" Pierre Dumayet

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GAVALDA Anna "la consolante"

Genre :  amours tardives

En un mot: trop long

Difficulté de lecture :



L'histoire :
"Anouk est morte". Ces trois mots font l'effet d'un couperet dans la vie de Charles, architecte renommé de 47 ans. Heureux? C'est  justement une des questions qu'il va se poser. Ces trois mots vont l'emmener en voyage vers... Vers quoi peut-on aller à à 47 ans? A-t-on une nouvelle chance? Peut-on gagner "la consolante"?

Mon avis:
Franchement, j'ai beaucoup moins bien que "ensemble c'est tout". Moins vrai, moins de matière, moins dense, moins d'émotions, moins d'originalité.
 Dommage car il y a des passages, des petites phrases glissées dans le roman qui sont de petits bijoux. J'ai eu l'impression qu'Anna Gavalda se lâchait, laissait libre cours à son stylo, à sa fantaisie et ces passages-là... Miam.
300 pages sur ce Charles et son retour en enfance, c'était vraiment long. Des passages très savoureux, une écriture que j'aime beaucoup mais des longueurs, des redites à n'en plus finir.
J'avais envie de lui dire "ça va, on a compris, on passe à autre chose".

Et puis il y a Kate qui entre en scène. Oui, c'est niais et bourré de clichés mais on est comme Charles, on en tombe amoureux de cette Kate, on a envie d'aller chez elle, qu'elle nous illumine un peu. On aimerait qu'elle existe; "comme une lumière... Comme si la certitude de savoir qu'elle existait, même loin de lui, même en dehors de lui, suffisait à l'apaiser".

En clair, la même chose mais en élaguant un peu, ça aurait pu être formidable.

"Le petit banquet. Le dîner du samedi sopir chez des gens bien élevés où tout le monde joue sa partition avec vaillance. Le service du mariage, les affreux porte-couteaux en forme de basset, le verre qui tombe, le kilo de sel qu'on déverse sur la nappe, les débats sur les débats télévisés, les trente-cinq heures, la France qui fout le camp [...]. Allez... Je vous épargne tout ça... Vous les connaissez par coeur ces parenthèses chaleureuses et toujours un peu déprimantes que l'on appelle la famille."

(Anouk) "N'avait peur de rien ni de personne. faisait un pas de côté quand le ciel lui tombait sur la tête."
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N
Je ne l'ai pas encore terminé et j'en suis encore loin. Mais sincerement, ça change beaucoup de ce son précédent roman et nouvelles. J'ai un peu de mal à m'y faire surtout lorsqu'il manque les pronoms personnels ! Mais comme tu l'écrit il y a de belles petites phrases...Spamy a vu juste lorsqu'il dit qu'il l'emprunterait car ce serait mon conseil !!!
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T
<br /> Je le prête volontiers parce que ce n'est pas un livre que je relirai. Dommage qu'on n'habite pas plus près, on pourrait se prêter des livres !!<br /> <br /> <br />
Σ
Merci Cillbq.A choisir, donc. Un pour moi, un pour Tiouib. Me faire prêter "la consolante" et commander "ensemble c'est tout"Trouver ensuite de belles après midi ensoleillées, sur le transat.  J'aime bien l'écriture. Un peu de tendresse ne me ferai pas de mal, au bourru que je suis. un peu de lectutre tout court ! mais dans le calme.Mais oui ! happy days ! vrai et même pas dans ma mémoire. Comme j'ai déjà raconté à Céline. Un Picard bien épongé m'avait surnommé "quincaillier à Vesoul" du très bon et excellent rôle de P. Mondy dans les monuments "la 7ème compagnie" (joke). Je lui ai répondu que j'étais quincaillier au Mt Valérien, mais là.... Trop, peut-être.ah oui ! mince...    faut que je note :   "....  ensemble, c'est tout...."  Où est mon palm ?
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T
<br /> Sincèrement je ne pense pas que "la consolante" te plairait. Tiouib je ne la connais pas assez. A priori je le récupère ce soir et, si je ne l'ai pas prêté d'ici là, je lui prêterai avec le plus<br /> grand plaisi en juin. "Ensemble c'est tout" il avait été prêté par une copine et je ne peux hélas pas te le prêter.<br /> <br /> Tu es comme mon mari. Il aime bien lire, mais en vacances, quand il peut se détendre. Et il ne lit QUE les John Grisham ("la firme" entre autres). heureusment qu'il est très prolifique. Il a tenté<br /> "le huit" mais a capitulé au bout de 50 pages.<br /> <br /> Je me souviens bien cette histoire de Mt valérien. Honnêtement Vesoul (ou Vezoul???) c'est davantage Brel que Pierre Mondy. Mais, comme tu dis, tout le monde ne peut pas avoir la 7ème compagnie<br /> comme référence...<br /> <br /> <br />
C
Pour ma part, je pense que d'un côté j'ai préféré La consolante à Ensemble c'est tout, mais je suis d'accord avec toi,parfois l'action est assez lente...Franchement, Spamy, je pense que ce livre fait parti des livres à lire ( bon, d'un autre côté, si je regarde les livres qui sont en attente de lecture chez moi, et ceux qui sont mis de côté, sur un célébre site de vente par corespondance, pour éventuel achat futur,  je pourrais dire ça pour des centaines de livres, mais, je pense que La consolante sort du lot...)Tiens au fait, Spammy, j'ai eu une petite pensée amicale pour toi, l'autre soir, quand j'ai vu la vieille série TV qu'est  Happy Days, notamment le personnage d' Howard, non pas à cause de son physique, mais à cause de sa profession...En tout cas, Céline, les morceaux choisis sont savoureux, merci...Bises@+
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T
<br /> Aaaarghhhhh. Comme quoi des goûts et des couleurs..<br /> Le peu que je connaise de Spamy, ce n'est pas forcément le livre que je lui conseillerais. "Ensemble c'set tout " lui plairait peut-être davantage. Mais mon choix irait vers quelque chose de plus<br /> gai.<br /> <br /> Je transmets à Spamy la comparaison lol<br /> <br /> <br />
Σ
Le sujet me semble assez difficile à appréhender pour une personne qui, comme moi, se méfie des blessures du coeur.Si c'est pour avoir de nouveau la pesante expérience du balzac de mon enfance, "ça va on a compris, on passe à autre chose" est mon crédo.j'aimerais bien que tu colle un passage bref mais que tu trouve représentatif du style, si vraiment cela ne t'emmmmmm.. pas trop, compte tenu de ton post mi-mi figues et raisins.Ce livre est très bien noté pas les lecteurs de france inter et de RTL, mais jamais vraiment il n'en font sentir les parfums de phrases.Bon, c'est pas tout. J'ai une bédé à faire, moi !
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T
<br /> Les passages en bleu marine sont déjà des extraits du rioman. Je ne peux pas en rajouter tout de suite (je l'ai déjà prêté à une copine) mais je le ferai dès que possible.<br /> Le passage sur le repas de famille donne bien le ton des passages que j'aime.<br /> <br /> Et ça c'est le début (trouvé sur un autre site, pas de mémoire lol).<br /> <br /> Il se tenait toujours à l'écart. Là-bas, loin des grilles, hors de notre portée. Le regard fiévreux et les bras croisés. Plus que croisés même, refermés, crochetés. Comme s'il avait eu froid ou<br /> mal au ventre. Comme s'il s'agrippait à lui-même pour ne pas tomber.<br /> Nous bravait tous mais ne regardait personne. Cherchait la silhouette d'un seul petit garçon en tenant fermement un sachet en papier contre son coeur.<br /> C'était un pain au chocolat, je le savais bien, et me demandais à chaque fois s'il n'était pas tout écrasé, à force...<br /> Oui, c'était à cela qu'il se retenait, à la cloche, à leur mépris, au détour par la boulangerie et à toutes ces petites taches de gras à son revers comme autant de médailles, inespérées.<br /> Inespérées...<br /> <br /> Mais... Comment pouvais-je le savoir à l'époque ?<br /> À l'époque, il me faisait peur. Ses chaussures étaient trop pointues, ses ongles trop longs et son index trop jaune. Et ses lèvres trop rouges. Et son manteau trop court et bien trop serré.<br /> Et le tour de ses yeux trop sombre. Et sa voix trop bizarre.<br /> Quand il nous apercevait enfin, souriait en ouvrant les bras. Se penchait en silence, touchait ses cheveux, ses épaules, son visage. Et, pendant que ma mère m'amarrait fermement à elle, je<br /> recomptais, fasciné, toutes ses bagues sur les joues de mon ami.<br /> Il en avait une à chaque doigt. De vraies bagues, belles, précieuses, comme celles de mes grands-mères... C'était toujours à ce moment-là qu'elle se détournait horrifiée et que moi, je lâchais sa<br /> main.<br /> Alexis, lui, non. Ne se dérobait jamais. Lui tendait son cartable et mangeait son goûter de l'autre, la vacante, en s'éloignant vers la place du Marché.<br /> Alexis, avec son extraterrestre en talonnettes, son monstre de foire, son bouffon des primaires, se sentait plus en sécurité que moi, et était mieux aimé.<br /> Croyais-je."<br /> <br /> <br />