Juliette, Bénédicte et Martine ont 18 ans en 1968. Trop à l'étroit dans la France de Pithiviers, mues par
leurs propres rêves, elles partent découvrir Paris et ce qu'elles pensent être la Vie.
Chacune se retrouvera confrontée à la même question : comment devenir indépendante?
Mon avis:
Cette génération de femmes marque vraiment un tournant dans l'histoire du féminisme. Elles ont du broser pas mal de tabous pour obtenir une indépendance matérielle et affective.
Est-ce juste et légitime de les juger avec mes yeux en 2008? Je ne pense pas. Ma génération a récolté les fruits de leurs sacrifice, a le recul nécessaire pour analyser.
Mais je ne peux m'empêcher de noter le nombrilisme de ces jeunes filles. cetes elles sont très jeunes mais elles passent leur temps à analyser ce que le monde, les autres ont à leur offrir. Pas une
seule pensée pour ce qu'elles ont à donner, ce qu'elles peuvent apporter à la société. Nombrilisme, nombrilisme.... C'était peut-être un état d'esprit nécessaire à l'époque. Pour couper avec la
tradition de la mère de famille bonne à tout faire. Mais n'empêche, je ne pense pas que ce soit un état d'esprit très viable.
^De plus ces jeunes filles partent à la recherche du bonheur à travers une "réalisation de soi". Assez typique de l'époque (je crois). Mais il me semble que ce n'est pas, mais pas du tout la
bonne voie pour y arriver. Se réaliser c'est SE regarder, s'analyser, encore une fois garder le regard collé sur son nombril.
Donner rend plus heureux que de recevoir.
Vous l'avez compris, sous son compte bluette à deux sous ce roman tout léger qui se lit très bien n m'a interpelée bien plus que je ne l'aurais cru en tournant la dernière page.