
Genre : OLNI (objet littéraire non identifié)
En un mot: illuminé
Difficulté de lecture:



L'histoire (d'après l'éditeur):
Dans son roman, Jonathan Safran Foer raconte l'histoire de… Jonathan Safran Foer, un jeune écrivain juif américain en quête de ses
origines. Il sillonne la région à la recherche d'une femme qui aurait sauvé son grand-père des mains des nazis. En compagnie d'un vieil homme hanté par ses souvenirs de la guerre, d'un chien
affectueux au nom de Samy Davis Junior Junior, et de l'inoubliable Alex, Jonathan est entraîné dans un voyage extraordinaire, entre passé et présent. Mais Alex, qui parle un anglais pour le moins
curieux, se mêle bientôt de réécrire le roman…
Mon avis:
Un livre touffu, foisonnant, dense, tourbillonnant, illuminé.
Ca part dans tous les sens : dans le temps, dans les personnages, dans la narration. Ce qui rend le roman assez difficile. Les personnages vont et viennent, on ne sait pas toujours d'où, on ne sait
pas tuoujours vers quoi.
Et pourtant...
Le charme est là, opère. Ce roman est une entité, a un sens, un but. Sous cet apparent désordre la maîtrise est parfaite et totale.
Je comprends qu'on puisse ne pas aimer car c'est assez bizarre. J'ai un peu moins aimé que son dernier titre. Mais il reste, à mon avis, très largement au-dessus de la mêlée.
Mention spéciale pour les traducteurs Jacqueline Huet et Jean-Pierre Carasso dont le travail a du être bien complexe. Traduire en Français les propos d'un jeune Russe qui parle mal anglais, traduit
des expressions russes en anglais, et pratique une utilisation fantaisiste (mais cohérente dans sa fantaisie) du lexique. Tout en préservant la poésie et le charme, cela ne peut que
s'applaudir.