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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 16:20

L'histoire:

"Moi, je ne peux pas être avec ceux qui jettent des pierres sur des femmes et des enfants.
C'est au-dessus de mes forces. Au-dessus de mon amour pour Ezra. Au-dessus de mon respect pour Dieu". En 397 avant Jésus-Christ, à Suse, l'opulente capitale de l'Empire perse où le peuple juif vit en exil, la jeune Lilah est promise au bonheur : elle doit épouser Antinoès, brillant guerrier perse et familier de la cour du roi. Mais Ezra, son frère bien-aimé, son complice de toujours, s'oppose à ce mariage avec un étranger.
Si Lilah s'obstine, elle devra l'oublier. Elle ne peut s'y résoudre. Ezra, elle le pressent, est désigné par Dieu : il doit conduire les Juifs exilés à Jérusalem et, par-delà les lieux et les siècles, rendre vivantes les lois de Moïse. Des lois qui défendent la plus belle idée de la justice et donnent un sens aux destinées humaines. Face à cela, combien pèse son amour pour Antinoès ? Abandonnant les promesses d'un avenir doré, Lilah pousse son frère sur la route de Jérusalem et rend possible l'incroyable espoir du retour en Terre promise.

Mes impressions de lecture:

Encore une magnifique fresque autour d'une grande dame.

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 15:06
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L'histoire (quatrième de couverture):

« Je fais souvent le même rêve, enfin plutôt le même cauchemar. Mes enfants se transforment, ils ont des bras et des jambes immenses qui traversent l'appartement et sortent par les fenêtres. Ils prennent de plus en plus d'espace. Je suis obligée d'enlever toutes les portes. Je les regarde se développer ainsi, impuissante, et j'ai peur qu'ils m'écrasent. »

La narratrice a la quarantaine, l'âge de certains questionnements. Elle est divorcée. Trois enfants chez elle. Deux ados et une fille plus petite. Tous les trois ne ménagent pas leur mère qu'ils trouvent d'une époque révolue.

 

Mes impressions de lecture:

Première surprise : ce n'est pas un roman mais plutôt une succession de pensées, d'instantanés de vie de cette femme. Il y a bien quelques petites histoires (le lapin, la recherche de travail de l'aîné, le voisin ... et puis c'est tout). Mais dans l'ensemble j'ai davantage eu l'impression de lire une succession de petites notes qu'un roman. Pourquoi pas?

Parce qu'au bout du compte on a finalement un ensemble assez creux, plat. Les scènes qu'elle raconte ressemblent pas mal à celles que je peux vivre (si ce n'est que mes enfants travaillent  à l'école et ne dealent pas ...) et à celles que peuvent vivre d'autres mères d'ados. Rien de bien original et surtout, comme elle s'est contentée du "vécu" elle n'a pas tiré les ficelles du "ce qui se passe ensuite". ça donne un goût de pas fini. D'ailleurs la fin ... J'ai tourné la page, cru que le livre était incomplet. Mais non, le lecteur est sensé achever l'histoire tout seul. L'auteure devait vouloir laisser à chacun sa marge d'interprétation mais l'impression que j'ai eu c'était plutôt " etc ..." comme si elle nous disait "la suite c'est comme d'hab, terminez tout seuls".

Je ne crois pas avoir ne serait-ce que souri une seule fois. Ce n'est pas que ce ne soit pas drôle. C'est juste que c'est ordinaire, vécu mille fois. Dans une petite chronique sur un blog ou dans un magazine, ça amuserait. Mais pour un roman j'attendais quelque chose de plus percutant.

Et il y a un passage qui m'a un peu dérangé. Elle raconte que la petite dernière est (comme la mienne) la conscience écologique de la famille et les malmène au quotidien. Je pensais que , comme la mienne, elle vérifiait la composition et la provenance de ce qui est dans le frigo (on a du vachement négocier pour avoir le droit d'acheter des bananes!).

Mais on n'en est même pas encore là chez eux :/

"Malheur à moi si je jette un papier ou un chewing-gum par terre. Je suis une criminelle bonne à enfermer. Elle fait la morale à sa soeur et à son frère s'ils laissent couler l'eau quand ils se brossent les dents."

C'est peut-être moi qui suis bizarre mais je trouve choquant qu'une femme de 42 ans se sente brimée si on l'empêche de jeter un papier par terre ... Au cours de la suite de la lecture j'ai eu un peu de mal à la trouver symapthique o_O.

 

En définitif un roman facile à lire mais ni très drôle ni très intéressant.

 

Néanmoins merci à babélio pour la découverte.

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 16:38

L'histoire:

Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Maorie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l'hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d'Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d'amour, ces douze jours deviendront légende.

 

Mes impressions de lecture:

Je n'étais pas tout à fait certaine d'avoir envie de le lire. Le sujet est pas marrant marrant. La bande annonce du film m'avait faite pleurer en moins de trois minutes. Et j'ai la grande lacrymale pas très étanche. Mais on me l'a offert et, comme dirait Guy, "faut pas gâcher".

Comme c'est EE SChmitt, on fait évidemment un petit en avant à la recherche de la foi perdue ou qu'on a jamais eue. IL ne me donne pas envie d'aller à la messe (aucune chance) mais entre deux lignes je commence à comprendre ce qu'est la foi, le sens de cette démarche et ce que ça peut changer dans notre vie.

Finalement, c'est un sujet immensément délicat traité par un grand auteur ... pas larmoyant, sans pathos, intelligent, serein. On se prend même une claque devant la sérénité de ce petit garçon.

Evidemment, vous allez me dire que c'est un roman, que c'est facile, que les petits garçons de 10 ans ne sont pas aussi mûrs. Mais si, certains le sont.

Hélas, certains le sont.

En 2003 j'ai emmené ma classe de CM1 voir un documentaire "la vie est immense et pleine dangers" qui m'avait été conseillé par quelqu'un en qui j'ai une grande confiance. On était seuls dans la salle et l'ouvreuse a bougonné que c'était "inconscient d'emmener des enfants voir un truc pareil". C'était un document sur des enfants suivis en oncologie pédiatrique. Le titre du documentaire c'est ce que dit un petit garçon, Cédric, à la fin du reportage. Ce reportage était éblouissant car ces enfants nous donnaient une telle claque et un tel message d'espoir qu'on ne pouvait pas ressortir de la salle indemne. J'ai retrouvé cette sensation dans "Oscar et la dame et la dame en rose". C'est triste. Bien sur c'est triste. Mais pas que ça. Et les quelques larmes que ces 100 pages m'ont semblé un prix raisonnable pour la très belle leçon de vie que j'y ai trouvé.

 

Un extrait de  ce documentaire.

 

"La vie c'est  un drôle de cadeau. Au départ on le surrestime, ce cadeau : on croit avoir reçu la vie éternelle. Après, on le sous-estime, on le trouve pourri, trop court, on serait presque à le jeter. Enfin, on se rend compte que ce n'était pas un cadeau, juste un prêt. Alors on essaie de le mériter."

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 19:20

L'histoire:

Max était un crève-la-faim lorsqu’il peignait Iris. Aujourd’hui, ses tableaux s’arrachent à des prix auxquels il n’aurait jamais osé rêver. Des tableaux de singes, cyniques, réalistes, grinçants. Fini les nus, fini les portraits d’enfants. Iris, journaliste politique, a passé ces deux dernières années à oublier son histoire avec Max, à se reconstruire auprès d’Antoine, député aux dents de loup en passe d’obtenir un ministère.
Mais confrontée un soir à cet homme qu’elle a tant aimé autrefois, qui n’a peint qu’elle pendant quatre ans, Iris se heurte à une réalité terrifiante : Max ne la reconnaît pas. Vengeance ? Désespoir ? Amnésie ? Comment ont-ils pu devenir deux étrangers l’un pour l’autre, avec ces souvenirs qu’elle est désormais seule à partager ?
L’étrange trio va vite découvrir qu’on a parfois beaucoup à perdre à remuer le passé.

 

Mes impressions de lecture:

Pffff....

140 pages d'introduction un peu poussive. L'action est lente, pleine de détails inutiles, qui n'apportent que de la lenteur et de la lourdeur. Beaucoup de phrases maladroites (longues avec le sujet inversé ... du coup la lecture est freinée parce que l'esprit est parti chercher de quoi il veut bien parler le monsieur). Un lexique souvent inutilement élaboré et complexe qui supprime l'émotion, un rapport simple aux personnages. Un ensemble qui se veut foisonnant mais qui est en fait pénible à lire.

Et on arrive enfin au coeur de l'intrigue ! Chouette, un peu ça démarre, un peu de suspens (je en vous dis pas pour garder le seul bon moment du roman)... Mais, manque de bol, j'ai revu "Eternal sunshine of a spotless mind" récemment et le roman ne tient pas franchement la comparaison. C'est la même excellente idée mais tout le monde n'est pas Michel Gondry.

De toutes façons, la question est à peine survolée, laissant le lecteur finalement très frustré, parce qu'on part en Inde ! Je n'ai absloument pas compris ce que ça venait faire là. Oui, elle le pourchasse, oui elle veut lui crier son amour. Mais le chercher d'hôtel en hôtel sur 50 pages, c'est quand même longuet.

 

Le jeu de mot est facile mais oui, assurément, je vais bien penser à oublier ce roman.

 

Merci à Babélio et aux éditions J.C. Lattès pour cette lecture.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 15:53

Quatrième de couverture:

8 octobre 1908 ; Adolf Hitler recalé.

Que se serait-il passé si l'école des beaux-arts de Vienne  en avait décidé autrement? Que serait-il arrivé si, à cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d'artiste?

Cette minute-là aurait changé le cours d'une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde ...

 

Mes impressions de lecture:

Un coup de coeur pour ce roman magistral.

On suit le parcours de ces deux hommes Adolf H. et Hitler avec curiosité. EE Schmitt nous fait suivre sa pensée, son questionnement. On cherche le moment où tout va basculer, les indices qui prouveraient que lui, l'autre (surtout pas moi) était destiné au Mal. Que c'était écrit, inéluctable. Qu'il est tellement différent de nous.

Et puis on découvre un jeune homme dont on pourrait avoir pitié, qu'on pourrait avoir envie d'aider. On se dit que cette fois-ci l'histoire ne sera pas la même. Mais cette fois-ci encore l'histoire a suivi son cours et Hitler est devenu Hitler, l'homme qui a causé tant de souffrances.

Par ses choix EE Schmitt se révèle énormément. La mort de son chien adoré, l'hypnotisme ... j'ai eu l'impression qu'il fallait un déclencheur, qu'Hitler ne pouvait pas être naturellement mauvais.

Il le confirme d'ailleurs dans le journal en postface. M. Schmitt est un humaniste qui pense (si j'ai bien compris) qu'on ne nait pas mauvais, mais qu'on le devient.

 

Mais qu'est-ce que ça implique? ça implique que, quel que soit notre passé, notre enfance, nos meurtrissures, notre destin n'est pas une fatalité. Nos zones d'ombre il faut les découvrir, les regarder droit dans les yeux, les accepter pour mieux lutter contre elles.

Je crois que c'est ce qu'il a fait en écrivant ce roman. IL a regardé celui qui, pour lui, ressemblait le mal, s'est mis dans sa peau, a essayé de le comprendre pour mieux saisir dans quelle mesure il était en lui.

 

Un roman troublant, essentiel, intelligent ... , un roman d'Eric-Emmanuel Schmitt...

 

Edit :

Mini-bichette l'a lu en une nuit. La nuit du 9 janvier 2015. Du haut de ses 14 ans tout neufs il lui a semblé essentiel de le lire ce jour-là. Comme toujours, sans rien dire à personne, elle l'a pris dans la bibliothèque et a lu toute la nuit. Envie de le noter pour m'en souvenir.

 

  "L'erreur que l'on commet avec Hitler vient de ce qu'on le prend pour un individu exceptionnel, un monstre hors norme, un barbare sans équivalent. Or c'est un être banal. Banal comme le mal. Banal comme toi et moi. Ce pourrait être toi, ce pourrait être moi. Qui sait d'ailleurs si, demain, ce ne sera pas toi ou moi? Qui peut se croire définitivement à l'abri? A l'abri d'un raisonnement faux, du simplisme, de l'entêtement ou du mal infligé au nom de ce qu'on croit le bien? [...] Tel est le piège définitif des bonnes intentions. Bien sûr, Hitler s'est conduit comme un salaud et a autorisé des millions de gens à se comporter en salauds, bien sûr, il demeure un criminel impardonnable, bien sûr je le hais, je le vomis, je l'exècre, mais je ne peux pas l'expulser de l'humanité. Si c'est un homme, c'est mon prochain, pas mon lointain."

 

"Réduire Hitler à sa scélératesse, c'est réduire un homme à l'une de ses dimensions. C'est lui faire le procès qu'il fit lui même aux Juifs. Noircir l'autre pour se blanchir: la pensée même d'Hitler. Et la pensée des gens qui parlent d'Hitler. Blanchir l'humanité en en excluant Hitler. Comme si l'humanité n'était pas spécifiquement humaine."

 

  "Ils n'étaient plus que de la chair. Deux pieds deux mains. Cela suffisait à la nation."De la chair. Chair à canon. Bonne à tuer ou à se faire tuer.. Viande et os. Rien d'autre. Des bipèdes armés. Pas plus. Pas d'âme, ou juste assez pour pisser de peur."

 

"Depuis le début du conflit, il comptabilisait ce qui différenciait les hommes des bêtes ; pour l'instant, il avait trouvé le tabac, l'alcool et la guerre. Trois manières de se tuer plus vite. Au fond, l'homme se distinguait de l'animal par une impatience de la mort."

 

"La bête s'est réveillée en lui. Elle est belle la bête. rapide. Inépuisable. Instinctive. Millénaire. Elle est forte, la bête. Elle se jette au sol, esquive une balle, tire, se redresse. Un flair énorme, la bête. Elle évite toujours la mort. Elle la donne d'un coup sûr. Et souple. Et vive.

Oui, en lui, l'homme meurt. La bête le remplace.

Il court. Il tire. Il court.

C'est le feu. C'est la charge. C'et l'extase de la charge. Je suis heureux. Je n'ai jamais été aussi heureux. J'existe enfin. Merci, mon Dieu, de m'avoir fait connaître la guerre."

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 19:10

L'histoire:

Qui n'a jamais rêvé de devenir un objet ? Mieux même, un objet d'admiration?
Tel est le pacte que scellent un artiste excentrique et un jeune homme désespéré. Le premier, avide de scandale, propose au second, avide d'exister, de le transformer en oeuvre d'art.
Après tout, il n'a rien à perdre, sinon la liberté.

 

Mes impressions de lecture:

Ceux qui me connaissent savent que je suis fan de l'auteur de Odette toulemonde et de "l'évangile selon Pilate". Tellement fan que je les lis petit à petit pour en profiter pleinement.

J'ai été surprise par celui-ci. On est bien loin de l'univers habituel de l'auteur.

C'est surprenant, original ... J'ai eu l'impression qu'il avait tiré le fil d'une idée, d'un "et si ..." et qu'il avait essayé de comprendre qu'elles en seraient les conséquences, de voir jusqu'où irait son héros.

Je ne peux dire que la réflexion sur la liberté individuelle de chacun m'ait transcendée, ni que la critique du marché de l'art m'ait semblé sortir des sentiers battus.

Mais l'originalité de l'histoire et l'incorrigible optimisme d'Eric-Emmanuel Schmitt en font un roman tout à fait plaisant à lire.

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 08:31
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L'histoire:

Elles sont deux. Fanny et Marion. L’une est la mère, l’autre la fille. Elles vivent ensemble dans ce Paris de l’après-guerre, plein de promesses et de blessures encore ouvertes.

Fanny est une mère célibataire, Marion une petite fille aimante. Tout pourrait être normal mais une ombre rôde, une dissonance s’installe qui fausse leur relation. La petite fille est alertée, par instinct : la voix de sa mère un ton trop haut, ses emportements inexplicables, ses silences terribles, où plus rien ne semble la rattacher au réel. L’enfant sent le monde vaciller. Elle ne comprend pas pourquoi sa mère n’est pas comme celles de ses amies d’école, différente, si fragile, si fantasque. Si oublieuse lorsque Marion lui pose des questions sur son père qu’elle ne connaît pas, cet Allemand dont on sait bien peu de choses.

Puis Marion comprend : Fanny est « maniaco-dépressive ». Les rôles s’inversent alors. Adolescente, Marion endosse cette raison qui doucement quitte sa mère. Elle la protège, la couvre en taisant ses excès. Elle peut tout endurer. Tout plutôt que ces séjours à l’hôpital, qui les séparent. Mais il faut davantage que l’amour fou d’une petite fille pour terrasser la folie.

 

 

Mes impressions de lecture:

Marie Sizun fait partie de ces auteurs dont je trouve très injuste qu'ils ne soient pas davantage connus.

Son écriture est magnifique. Simple, alerte, touchante.

Tout est dans l'émotion, tout est dit avec autant de justesse que de simplicité. J'ai frémi. Evidemment j'ai pleuré.

L'année 2013 commence bien avec un premier coup de coeur.

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 11:52
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L'histoire:

L’histoire est celle de Cassandre, jeune prodige orpheline, capable de voir le futur mais qui n’a aucun souvenir de son passé entre sa naissance et ses 13 ans. La voilà donc partie à la recherche de son passé aidée de ses nouveaux amis afin de découvrir l’origine de son pouvoir. Mais comme son homonyme troyenne, elle est condamnée à ne pas être crue par ses contemporains et doit donc tenter de les sauver "malgré" eux des fléaux de notre société moderne.

 

Mes impressions de lecture:

Heureusement que je l'ai emprunté et pas acheté !

 

Autant j'avais adoré les fourmis et les Thanatonautes, autant depuis "le papillon des étoiles" j'aime de moins en mois ce que fait Bernard Werber.

J'ai eu l'impression de lire toujours les mêmes idées réchauffées, recyclées. L'emballage et la sauce sont certes différentes mais il nous sert toujours la même soupe. Et j'insiste sur le terme de soupe. J'ai lu pas mal de choses de P.K. Dick et Werber (excepté les fourmis et les thanatonautes) c'est du Dick délayé à l'extrême. C'est long, mais c'est long, il répète, il rabâche ... Soit il nous prend pour des débiles, soit il a besoin de fournir un nombre donné de pages.

C'est d'autant plus agaçant qu'en plus, à un moment du livre il fait l'apologie de la SF, expliquant que l'histoire triera le bon grain de l'ivraie et je ne doute pas une seul instant que m. Werber se place dans le bon grain.

D'autant plus que des âneries il y en a ... Je ne vais pas en faire la liste mais ça agace quand le propos est étayé par un argument faux. Parce qu'on se dit que celui-là on l'a vu mais qu'en est-il de tous ceux qu'on n'a pas vu.

 

Et je ne parle pas de la pub qu'il fait pour ses romans : pub, recyclage d'idées ou "on tourne en rond sans avancer" ... Je ne sais pas quelle est l'hypothèse haute mais c'est pas franchement intéressant.

 

Ah oui, j'oubliais la chute ... le mystère de l'enfance de Cassandre. Bien vu. J'avais déjà entendu parler de l'expérience en question. Mais au bout de 600 pages, on en a tellement marre que ce qui était une bonne idée nous trouve usés et pressés d'en finir. Dommage.

 

Bref.

 

Un roman prétentieux, sans grand intérêt. Dommage car en réduisant tout ça de moitié (et écrit par un auteur qui se regarde un peu moins écrire) ça aurait pu faire quelque chose de pas mal.

Vite quelque chose d'agréable à lire.

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 17:36
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L'histoire :

Voilà un roman aux atmosphères chaloupées et torrides de Tenessee Williams. En septembre et dans la chaleur sucrée d'un soir, à l'intérieur d'un café. De pales ventilateurs tournent au-dessus des banquettes de moleskine, des rangées de bouteilles se reflètent dans l'immense miroir posé derrière le comptoir. Aux murs, les publicités pour Coca-Cola rappellent qu'ici c'est l'Amérique profonde. Plus exactement Cape Cod, petite ville étalée sur le littoral, au sud de Boston. Et plus précisément encore le café Phillies, du nom de la patronne. En ce dimanche soir, l'établissement s'est vidé de ses clients. Il ne reste plus que Louise, habituée des lieux, sirotant son Martini blanc servi par Ben. Elle attend là son ami Norman, comédien. Elle-même est dramaturge, auteur à succès. La conversation s'articule autour de sa dernière pièce quand survient Stephen, avocat d'affaires, de retour après cinq ans d'absence qui ont suivi sa séparation d'avec Louise. Ces retrouvailles seront l'occasion d'évoquer le passé, le présent, les trajectoires des uns et des autres, de revoir les échecs, les ratages émaillant les rapports humains... Philippe Besson a pris pour point de départ un tableau d'Edward Hopper, Les Rôdeurs de la nuit, où figurent quatre personnages. À chacun il a donné un nom, un caractère, une histoire. L'Arrière-saison est donc une arrière-cour, une façade et ce qu'il y a derrière la façade... Ce qu'on peut imaginer au-delà d'une image et dépasser par l'imagination. C'est là un pur exercice d'écrivain, parti sur un sentier battu avant de s'en écarter, laissant libre cours à tous les possibles, empruntant différents chemins tout en respectant l'espace lieu.

 

Mes impressions de lecture:
Lu pour accompagner mon fils de 15 ans qui devait le lire pour son cours de français.

J'ai adoré le début, la première page:

 

"Donc, au début, elle sourit.
C'est un sourire discret, presque imperceptible, de ceux qui se forment sur le visage parfois, sans qu'on le décide, qui surgissent sans qu'on le commande, qui ne semblent reliés à rien en particulier, qu'on ne saurait pas forcément expliquer.
Voilà : c'est un sourire de presque rien, qui pourrait être le signal du bonheur."

 

Ensuite ... On devine très vite la fin du roman. C'est magnifique et très bien écrit mais j'avais l'impression de déjà connaître cette histoire, de la relire.

Ce roman est très original car finalement il raconte une histoire conteue dans un tableau. Pas déinition il ne s'y passe pas grand chose. Et pourtant tout y est .... C'est peut-être de là que vient cette impression de "déja-vu".

 

En y réfléchissant bien quand même, je dois reconnaître que Philippe Besson a créé pour ce roman une ambiance très particulière. Un mélange de regrets et d'espoir, d'un automne dont on se dit qu'il y a encore de beaux jours à vivre. Ce n'était pas forcément agréable à lire à mon âge parce que je suis en plein dedans.

Mais c'est un roman magnifique.

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 09:50

L'histoire:

Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s'effondrer. A l'évidence, elle n'a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus ( 6 et 8 ans ) lui suggèrent de l'inviter à la ferme. L'idée le fait sourire. Mais ce n'est pas si simple, certaines choses se font, d'autres pas...
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s'agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d'enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette....

 

Mes impressions de lecture:

Lire Barbara Constantine c'est entrer dans un univers, doux, généreux, optimiste. Un monde qui pourrait être le notre si ... Si seulement...

Les titres de ses romans sont déjà une histoire à eux seuls. "Allumer le chat", "A Mélie, sans mélo", "Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom".

Dans celui-ci, elle réinvente cette société dont nous aurions besoin. Une société transgénérationnelle où chacun donne ce qu'il peut, reçoit ce dont il a besoin. Où on se tient chaud au coeur. Sans doute un peu mièvre et naïf. Pas grave.

 

En fait, je n'ai pas envie d'en parler. Comme le vieux Ferdinand je vais m'en dispenser puisque ce n'est pas vraiment nécessaire. ET vous encourager à aller faire la connaissance de Ferdinand, Guy, Marcelline, des soeurs Lumière, des deux Lulu, de Muriel et de Kim. Et de Paulette bien sur ...

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Je Suis...

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Cher égaré du net,


Je ne sais quel hasard vous a amené vers ces pages mais je préfère être honnête avec vous. Vous ne trouverez ici:

                                  - Ni analyse littéraire aussi intelligente que complexe,

                - ni étude approfondie de chaque ouvrage.


 

Qu'ai-je donc à vous proposer?     


Partager mes coups de coeur coeur-73.gif, mes coups de gueule, mes "bof...".


 Echanger sur ces mêmes coups de coeur, coups de gueule, coups de "bof...", parce que, tous ces livres, qu'on les ait aimés ou pas ont été écrits par un auteur qui a mis son coeur et méritent, pour la plupart qu'on les fasse vivre le plus possible.

marguerite.jpg


           Essayer de retranscrire ce petit instant inimitable qu'on vit quand on lit le dernier mot de la dernière phrase de la dernière page d'un livre.


Cet instant de tristesse, de vide incommensurable  à l'idée de quitter un univers qu'on avait plaisir à retrouver jour après jourhp7.gif. Cette déception terrible quand on se retrouve face à une chute bien plate9782221113073.gif ou au contraire cette explosion d'émotions qu'un immense talent nous procure en quelques mots 9782253115540 .

Ou le soulagement que le pensum arrive enfin à son terme9782266164573.

 

 

 

Ce blog est ma mémoire, ma petite bibliothèque intérieure.

 


 

Je vous en prie, choisissez un livre et asseyez-vous pour le feuilleter tranquillement.


fauteuil2.jpg

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